
L'Espérance
1. L'espérance par la foi
L'Espérance se nourrit de la foi dans l'existence et la beauté de biens éternels (supérieurs à ce qui était promis aux hébreux : He 3, 7- 4, 1-11), dans la fidélité de Dieu à ses promesses (l'histoire sainte : He 6, 9-20 ;), dans la providence divine, dans la victoire du Seigneur (He 1, 1-4 ; 3, 1-6 ; 5 1-10 ; 12, 1-4 ; 7, 20-28 ; 9, 11-14) L'espérance prolonge l'acte d'adhésion de la foi en un désir de possession de la réalité en laquelle nous croyons : la vie éternelle, le Royaume des cieux, reconnus par la foi comme les biens à venir.
Le désir de l'espérance va donc aussi jusqu'au désir des biens intermédiaires (des moyens) permettant d'atteindre la Vie éternelle.
Ces biens nous sont promis et Dieu tient ses promesses. Non seulement il tient ses promesses mais aucune puissance ne peut leur faire obstacle. La foi apprend de la Parole de Dieu la pédagogie divine et y trouve la réponse à l'apparence impuissance de Dieu.
La foi nous enseigne donc que la vie éternelle n'est pas seulement l'immortalité de l'âme, ni même seulement le paradis ou le Ciel, elle l'intimité de la Trinité.
Voilà pour le but après lequel nous courrons. Pour ce qui est des moyens, et surtout le moyen par excellence qui est la grâce, la foi nous certifie que cette grâce est Jésus lui-même et la vie qu'il nous donne, sa force dans les combats, sa fidélité, sa victoire, et enfin le moyen par lequel nous adhérons à Jésus dans ses mystères, et c'est l'Eglise. Espérer c'est donc essentiellement espérer dans le Christ Lettre aux hébreux : 1° exhortation (2, 1-4)