Foi et Contemplation

L'Espérance

L'Espérance

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4. La crainte de tomber

Si l'amour chasse la crainte servile, l'espérance se nourrit de la crainte filiale. Cette crainte, don du Saint-Esprit, concrétise notre lucidité sur nous-mêmes (notre liberté pécheresse et notre capacité à faire obstacle à la grâce) ou sur le monde (son incapacité à nous sauver).

La crainte du péché mortel.

Il y a des péchés qui conduisent à la mort, où notre liberté est pleinement engagée, où elle choisit ce qu'elle estime être un bien, et qui n'est pourtant qu'une mort, en contradiction avec ce qui est vraiment notre bien et notre bonheur, dans la désobéissance à Dieu.

Notre capacité à cette infidélité est trop réelle pour ne pas être l'objet d'une vigilance particulière et d'une prière assidue et humble. Ni nous aimons vraiment Dieu nous ne pouvons que craindre de lui déplaire, et si nous nous aimons vraiment nous ne pouvons que craindre la mort spirituelle.

La Bonne Mort.

C'est cette lucidité et cette crainte qui est à l'origine de la si belle conclusion de l'Ave maria : « Priez pour nous, maintenant et à l'heure de notre mort ». La persévérance finale est le plus précieux de tout les dons. Persévérance jusqu'au bout, et persévérance dans ce tertre où plus qu'à aucun moment de notre vie le scandale du mal et de la souffrance risque de nous conduire au désespoir et à la révolte.

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