
Liste des méditations - « Méditation 7e apparition
Méditation sur la huitième et dernière Apparition
Historique
La Sainte Vierge, depuis le 20 février, n'était plus apparue à Mariette. Le 2 mars, à l'heure où la fillette récitait le Rosaire, la pluie tombait abondamment.
Rien n'arrêtait l'enfant : elle sortit, se mit en prière, et la voici, à la troisième dizaine du troisième chapelet, qui étend les bras et regarde, avec une vive attention, pendant l'espace d'environ quatre minutes ; puis, après avoir distinctement prononcé « Oui », elle veut s'élancer, mais retombe à genoux. Elle s'écroule enfin comme anéantie.
Aux interrogatoires, elle répondit que la Sainte Vierge avait prononcé : « Je suis la Mère du Sauveur, Mère de Dieu, priez beaucoup. Adieu ».
(Voir « La Vierge nous parle » Ed. Caritas Banneux, p. 169)

Poussez vos mains dans l'eau le geste qui purifie
Vingt neuvième Message : jour 29
Toutes les générations M'ont successivement proclamée bienheureuse. Ève l'infidèle a causé votre perte. Pour avoir convoité et mangé du fruit défendu, elle se vit retirer le fruit de l'arbre de vie. La désobéissance du premier couple humain causa la mort de tous, et le mal multiforme abonda parmi les hommes, au point que l'œuvre de Dieu semblait irrémédiablement défigurée.
Mais où le mal avait abondé, la grâce a surabondé. L'Ève nouvelle que Je suis, la Vierge fidèle, devint l'arbre de Vie. En mon sein, se forma le fruit qui donne, à qui le mange, la vie éternelle.
Comme la femme fut vaincue par Satan, ainsi par une autre femme Satan fut vaincu à son tour, et le Salut fut donné au monde. Ainsi l'homme en son origine fut une œuvre admirable, mais l'homme déchu et racheté devint une œuvre plus admirable encore.
Ève nouvelle et Adam nouveau ; ère nouvelle, esprit nouveau ; torrent de grâces réparatrices, innombrables sacrifices d'un amour neuf et in-concevable : tels sont les trésors dont, par Moi, le Très-Haut fit largesse au genre humain malheureux.
Cela se fit très simplement.
L'Archange de lumière vint Me surprendre. Je répondis « fiat ». Et le Verbe s'est fait chair et Il a habité parmi nous. plein de grâce et de vérité. Le Verbe M'avait choisie de toute éternité. Il Me façonna en son amour ineffable. Celui qui voulant devenir Homme par Moi était depuis toujours avant Moi. Lui qui n'est pas dans le temps. Il M'a créée pour devenir sa demeure dans le temps.
Depuis bientôt deux mille ans, ce qu'Isaïe avait annoncé est devenu chose réelle : Une Vierge a enfanté, et elle a mis au monde un enfant qui est L'Emmanuel. Dieu avec nous. Dieu est avec vous, parmi vous, sans arrêt, dans sa Chair vivante et sa divine Eucharistie. Comment évaluer un tel événement ? A quoi le comparer ? Que dire devant l'Indicible ? Seul le silence de la prière et de l'adoration correspond. Il est le seul en qui tient tout, qui explique tout, le seul stable, autour duquel oscillent et évoluent tous les autres, et à la seule lumière duquel tous les autres revêtent un sens.
Or Je suis revenue vous rendre le Sauveur à nouveau. Vous êtes pauvres, malades et souffrants. Une fois de plus, Je vous rapporte la richesse, la santé et la joie. Et toutes les nations, une fois de plus, Me proclament bienheureuse.
Mes petits enfants, laissez-Moi préparer votre cœur comme une crèche, dans laquelle Je veux déposer le Sauveur. Il désire tant venir en vous. Votre cœur n'est-il pas pauvre à souhait ? Il ne s'y trouve, comme à Bethléem, que de misérables débris. Mais Je suis la Vierge des Pauvres, et Jésus est le Pauvre même, le grand Pauvre par qui sont purifiés et enrichis les pauvres souillés que vous êtes...
Prière
Vierge du salut, sauvez les perdus et les déchus que nous sommes. Donnez-nous, pour commencer, l'horreur de tout ce que nous avons misérablement mis en nous à la place du Sauveur.
Comme Vous L'avez porté dans votre sein, que je puisse Le porter aussi dans mon cœur. Créez en moi l'abîme de désir et de pénitence, qui attire le saint abîme de Dieu. Mère, préparez mon cœur comme une crèche et déposez-y, pour qu'il y repose dans son amour, votre cher enfant Jésus !...
(Voir « La Vierge nous parle » Ed. Caritas Banneux, p. 173)
Trentième Message : jour 30
O mes enfants, combien l'Annonce qui me fut faite était belle et troublante ! Car Je n'ignorais pas que le Sauveur serait l'Homme de douleur. Les prophètes l'annonçaient comme la souffrance elle-même, un objet de moquerie et de mépris. Et, déjà, Il était en Moi par cette image douloureuse. Le glaive prédit au jour de la Présentation était devant mes yeux dès l'instant de l'Annonciation.
Messagère qui devait rappeler au monde la Rédemption douloureuse, Mariette naquit le jour de l'Annonciation, qui, cette année-là, était aussi le Vendredi-Saint. Ainsi, en ce jour de sa naissance, c'est comme si Jésus entrait et partait, naissait et mourait symboliquement.
Quand Je vous dis que Je suis la Mère de Dieu. c'est pour couronner mon Message par ma signature authentique, par le titre que seule Je puis porter, par mon nom véritable enfin. Si, par centaines, les vocables les plus jolis et les plus tendres Me sont adressés, tous découlent de ce seul titre de Mère de Dieu. Et ma Maternité divine est la source de tous mes privilèges.
Quinze siècles s'étaient écoulés depuis qu'à Éphèse on Me proclama triomphalement la Mère de Dieu. Voici qu'en cette Année sainte du dix-neuvième siècle de la Rédemption où Je descends, l'Église universelle M'honore liturgiquement par l'office nouveau de la Maternité Divine et voici encore que ce diocèse d'élection s'est consacré à Moi, Mère du Sauveur et Mère de Dieu.
Puisque Je suis la Mère de Dieu et la vôtre, vous êtes donc les enfants de Dieu et de Marie. C'est aussi le plus beau titre dont vous puissiez vous parer.
Mes enfants, vous devez également prendre votre lot dans la corédemption : vous devez achever en vous ce qui manque, de par la volonté de Dieu, à la Passion du Christ. Sauvés par Lui, devenez donc avec Lui, et avec Moi, d'autres sauveurs du monde.
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Prière
Mère du Sauveur, Mère des douleurs, qu'elles sont donc grandes les souffrances qui ont payé mon rachat ! Vos larmes et le sang de Jésus ont été comme le premier baptême de mon âme. De quel prix infiniment précieux mon salut a été conquis !
Et ce sont ces dons uniques que je gaspille par mon indifférence et mes péchés. Le glaive qui transperça vos Cœurs fut tenu par Satan et par la main du pécheur. Et donc par moi, hélas !
Je réparerai, je veux réparer. Je le ferai d'abord en devenant moins indigne de votre Fils et de Vous par mon horreur du péché. Alors, avec Vous, je pourrai essayer de parfaire ce que, par respect pour nous et par amour pour l'image de Dieu en nous, Jésus a voulu laisser comme d'inachevé dans sa sainte Passion,
(Voir « La Vierge nous parle » Ed. Caritas Banneux, p. 176)
Trente-et-unième et dernier Message : jour 31
Je désire vous mener, par la prière et la confiance, mes chers enfants, à Celui qui Est, à Dieu.
Voyez le Monde où il en est.
Il y a des siècles qu'il prépare son athéisme moderne. Des philosophes posèrent dans leurs principes, les lois qui, aujourd'hui, s'appellent laïques et qu'on ose déclarer «intangibles». Des peuples, plus rudimentaires que d'autres, les ont appliquées dans toute leur brutale simplicité. Et voilà que des centaines de millions d'hommes sont gouvernés par des athées et reçoivent dans les écoles l'orgueilleuse instruction de la créature déifiée. Et des persécutions dignes des premiers temps de l'Église ensanglantent ces pays.
Ainsi le plus grand des crimes se consomme chaque jour davantage : la révolte ouverte, sacrilège et blasphématoire de l'esprit humain contre Dieu. C'est quelque chose comme le péché des Anges qui recommence, celui qui contient tous les autres en puissance ! Et vainement, les leçons viennent-elles d'En-Haut pour détourner l'humanité insensée ! Il est grand temps que l'urgent Message que J'apporte, si elle le reçoit et l'écoute, l'arrête enfin sur le fatal chemin.
Le fruit affreux de ce désordre énorme est déjà un signe salutaire pour qui veut comprendre. Le mécontentement s'accroît de jour en jour. Et comment en serait-il autrement ? L'être humain, quand il cherche autre chose que sa fin suprême, erre sans répit de déception en déception. La douleur et la colère seront bientôt à leur comble, si rien d'heureux ne survient.
Or Me voici, pauvres enfants ! Je viens, une fois de plus, vous prêcher l'Unique, Celui qui est la raison suprême de toutes choses, le Commencement et la Fin par Lequel tout subsiste. les esprits et la matière : Celui qui est par Lui-même, l'Éternel, le Nécessaire, l'Infini de la Science et de la Puissance. de la Sainteté et de la Miséricorde : l'Être unique et formidable. la Lumière, la Vérité et la Vie. la Voie et le Terme. l'Océan de l'amour éternellement bon. dont le rayonnement créateur nous fit participants de sa nature par la grâce après qu'Il nous eut créés. Voilà, enfants prodigues, voilà Celui à qui Je vous appelle, et vers qui Je vous mène...
Refuserez-vous de Me suivre. mes pauvres enfants ?
Prière
« Le cœur de l'homme », a dit saint Augustin, est rempli d'inquiétude tant qu'il ne repose pas dans son Seigneur ».
C'est bien là le fond de la tristesse qui ne nous quitte pas. Car nous sommes tristes, mécontents, déçus, aigris, souvent rebelles, dans une époque qui nous avait pourtant apporté tant de confort. Mais notre cœur est inquiet en proportion et davantage.
Il faut changer quelque chose à notre manière de vivre, nous le sentons bien. Et ce n'est pas peu de chose ! Non, c'est une conversion profonde qui est réclamée de nous. Il nous faut retrouver Dieu, vivre de Dieu, notre seule Lumière et notre seule Vie.
Donnes-nous, ô Mère, le désir dévorant de Dieu, le goût de sa Loi, la Paix dans la soumission à ses ordres, enfin, l'amour du Vrai, du Beau et du Bien, puisqu'Il est tout cela, infiniment, dans la profondeur de Sa Charité. En Lui, nous Vous trouverons aussi, Douce Mère, et malgré la pauvreté, la maladie, la souffrance qui sont notre partage ici-bas, commencera quelque béatitude pour nos pauvres âmes en détresse.
Dans ces combats spirituels, les plus durs mais les plus beaux, jusqu'au jour de la grande rencontre du Ciel, Notre-Dame de Banneux, Mère du Sauveur et Mère de Dieu, soutenez-nous !
(Voir « La Vierge nous parle » Ed. Caritas Banneux, p. 179)
Récitation du Rosaire ou du Chapelet. Terminez par les Invocations :
Invocations à la Vierge des Pauvres :
Sainte Vierge des Pauvres, conduisez-nous à Jésus, Source de la grâce,
Sainte Vierge des Pauvres, sauvez les Nations,
Sainte Vierge des Pauvres, soulagez les malades,
Sainte Vierge des Pauvres, soulagez la souffrance,
Sainte Vierge des Pauvres, priez pour chacun de nous,
Sainte Vierge des Pauvres, nous croyons en Vous,
Sainte Vierge des Pauvres, croyez en nous,
Sainte Vierge des Pauvres, nous prierons beaucoup,
Sainte Vierge des Pauvres, bénissez-nous ( +),
Sainte Vierge des Pauvres, Mère du Sauveur, Mère de Dieu, merci.
Prière de Mgr Kerkhofs
Marie, Vierge des Pauvres,
Tu es bénie entre toutes les femmes
et béni est Dieu, notre Père, qui t'as envoyé vers nous,
Ce que tu as toujours été pour nous, tu le restes
et tu le resteras toujours pour ceux qui comme nous, et mieux que nous,
t'offrent leur foi et leur prière.
Tu seras pour nous ce que tu t'es révélée à Banneux :
La médiatrice de toutes les grâces,
La Mère du Sauveur Mère de Dieu,
la Mère compatissante et puissante
qui aime les pauvres et tous les hommes,
qui soulage la souffrance,
qui sauve les individus et les sociétés,
la Reine et la Mère de toutes les nations,
venue parmi nous pour conduire
ceux qui se laissent guider par toi vers Jésus,
vraie et unique Source de la vie éternelle, Amen.
Il en sera ainsi pour chaque jour.

Priez pour nous
Prière de l'Abbé Jamin
Vierge des Pauvres, je crois en toi.
Je ne croyais plus assez que tu étais si proche,
que tu pouvais entrer de plain-pied dans ma vie
et féconder mon apostolat.
Sur les pages qui rapportaient ta Visitation,
je n'avais jeté qu'un regard distrait,
ne pouvant imaginer que,
derrière ce que je pensais n'être qu'une légende dorée,
pouvait se cacher une aussi formidable
et à la fois tendre réalité.
Je crois en toi
et je t'abandonne la marche de mes travaux.
Je te prie de féconder mes peines
et de veiller surtout à mon progrès spirituel.
Transforme-moi en brasier de foi, d'espérance et de charité,
pour que, par toi, je puisse donner Jésus aux âmes !
(Voir « La Vierge nous parle » Ed. Caritas Banneux, p. 153)
Liste des méditations - « Méditation 7e apparition