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Le Néocatéchuménat
Le Concile œcuménique Vatican II
Nous retrouvons les premiers textes du Concile sur le catéchuménat, présentés lors de la première session de 1962, dans Sacrosanctum Concilium (n. 64-68). Il va de soi que le souci du Concile de restaurer le catéchuménat allait de pair avec la réforme du rituel du Baptême et de la Confirmation des adultes. Rappelons que les exigences du mouvement missionnaire, comme les découvertes historiques du mouvement liturgique, avaient suggéré une réforme du catéchuménat.
Au terme de la quatrième et dernière session conciliaire, le décret Ad Gentes sur l'activité missionnaire de l'Église, l'un des plus importants en matière de catéchuménat, était approuvé et publié le 7 décembre 1965. Le chapitre II du décret trace l'itinéraire de l'œuvre missionnaire de l'Église :
Il s'agit d'une œuvre qui intéresse non seulement les catéchistes et les prêtres, mais la communauté ecclésiale tout entière.
Les caractéristiques du catéchuménat mises en relief sont au nombre de quatre : temps de maturation de la foi ou d'initiation à foi, temps d'initiation à la pratique de la morale évangélique, temps d'initiation à la prière et au mystère liturgique et temps d'initiation à la vie communautaire. Pour cette raison, le catéchuménat se situe entre l'évangélisation et le Baptême, comme cela avait déjà été suggéré par la constitution sur la liturgie (cf. Sacrosanctum Concilium, 9).
Le vaste et complexe mouvement liturgique qui s'enracine profondément dans le mouvement biblique et patristique qui a ravivé la dynamique ecclésiale du XXe siècle, grâce à Vatican II, a débouché sur le mouvement missionnaire d'évangélisation.
Le fait que le Concile ait remis le catéchuménat en vigueur, l'insérant dans un rapport étroit avec la revalorisation de la vie communautaire dans l'Église, suffit à indiquer l'extrême importance que revêt l'initiation dans le contexte de la formation chrétienne.
La déchristianisation en acte, qui fait surtout sentir ses conséquences sur la famille et met un frein à sa tâche d'éducation religieuse des enfants, requiert un nouveau processus de conversion, progressif, de la part des adultes. Un chrétien, même "pratiquant", dont les convictions ne sont pas bien enracinées dans une conversion et une initiation chrétienne adéquate, est inévitablement exposé au danger d'abandonner facilement toute pratique religieuse et, avec elle, la foi.
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