Foi et Contemplation

Les prêtres

Les Prêtres Martyrs

Année 2002

02-01 bienheureux Marian Konopnicka
Prêtre et martyr (1907-1943)
Le père Marian Konopnicka fait partie des prêtres polonais martyrs du nazisme que le pape Jean-Paul II a béatifiés à Varsovie le 13 juin 1999.
Il était prêtre du diocèse de Poznan, où il était réputé comme pasteur d'âmes. Tout en étant vicaire en paroisse, il poursuivait ses études de sciences sociales à l'université de la ville.
Il fut arrêté par l'occupant nazi dès septembre 1939, et déporté au camp de concentration de Dachau. Là, il fut victime des " expériences " pseudo médicales criminelles auxquelles les médecins du camp soumettaient des prisonniers.
Au cours de ces " expériences ", il priait à haute voix avec ses compagnons de torture à l'hôpital du camp, prières réduites à des soupirs lorsque la douleur devenait insupportable. Il y mourut le 1er janvier 1943, et, à l'ami qui lui donnait les derniers sacrements, il dit simplement avant d'expirer : " Au revoir, au ciel ! "
11-01 Saint Georges Haydock et Quatre vingt quatre compagnons
Martyrs (de 1584 à 1679)
Aujourd'hui, on fait mémoire des martyrs d'Angleterre, d'Écosse et du pays de Galles, compagnons de Georges Haydock (1557-1584), mort martyr à Tyburn, le 11 février 1584. Parmi eux, soixante-deux étaient des prêtres, vingt-deux étaient des laïcs, de toutes conditions sociales. Ils furent exécutés sous le règne de la reine Elisabeth 1re, de 1558 à 1603, et sous Oliver Cromwell, de 1653 à 1658.
Les décrets royaux faisaient de toute réconciliation avec l'Église catholique un acte de haute trahison. La présence de prêtres catholiques était interdite sur le sol anglais. Qui cachait un prêtre catholique était passible de la peine capitale.
Georges Haydock a étudié en France, à Douai, puis à Rome. Il a été ordonné prêtre en 1581. Passé en Angleterre, il fut bientôt arrêté et emprisonné à la Tour de Londres. Détenu dans le plus grand isolement, il y souffrit de la malaria, qu'il avait contractée à Rome. Le régime de sa détention s'assouplit en 1583, et il put administrer les sacrements à ses compagnons avant d'être supplicié.
12-01 bienheureux Nicolas bunkerd Kitbamrung
Prêtre et martyr (1895-1944)
Né à trente kilomètres de la capitale thaïlandaise, Bangkok dans une famille catholique, Nicolas fit ses études, au petit puis au grand séminaire en Malaisie.
Ordonné prêtre à bangkok le 24 janvier 1926, il commence son activité missionnaire à bang Nok Khu-nuek, comme vicaire du père Durand, des Missions étrangères de Paris. En octobre 1927, il initie à la langue thaïe et à la catéchèse une vingtaine de jeunes clercs salésiens. La mission devient salésienne l'année suivante. De 1930 à 1937, on lui confie une mission d'évangélisation dans le nord du pays, jusqu'aux confins du Laos. Il s'aventure à évangéliser jusqu'en birmanie. En 1937, il entame sa quatrième mission comme curé à Khorat.
En 1940, lorsque éclate la guerre en Indochine, il est accusé d'espionnage au service de la France. Arrêté le 12 janvier 1941, il est condamné à quinze ans de réclusion. Il subi trois ans de dure détention au cours desquels il contracte la tuberculose. Le 12 janvier 1944, il meurt en pardonnant à ses persécuteurs.
21-01 Saint Meinrad
Prêtre et martyr (v. 797-861)
Né en Souabe, dans l'illustre famille des Hohenzollern, Meinrad fut éduqué à l'abbaye bénédictine de Reichenau, où il fut ordonné prêtre. Puis il vécut pendant vingt-cinq ans dans la solitude d'un ermitage en Suisse, à l'endroit de la future abbaye d'Einsiedeln. Sa cousine Hildegarde lui aurait fait présent de la sainte image de Notre-Dame-des-Ermites pour laquelle il construisit une chapelle qui attira les pèlerins.
Un matin, après la messe, il fut assassiné par deux brigands auxquels il avait donné l'hospitalité. Il a toujours été vénéré comme un saint. On fait mémoire de lui dans le canton de Schwyz.
07-02 bienheureux Pierre Verhun
Prêtre et martyr (1890-1957)
Il est né à Horodok, dans la région de Lvov. Il y fit des études de philosophie. Le 30 octobre 1927, il est ordonné prêtre par le métropolite André Sheptysky à la cathédrale Saint-Georges. Il reçoit alors la charge pastorale des catholiques ukrainiens en Allemagne, à berlin. Cette mission lui sera confirmée par sa nomination de visiteur apostolique en Allemagne.
Il n'en faudra pas plus pour qu'il soit arrêté par les autorités soviétiques, en juin 1945. Relégué dans un camp, au village d'Anharck, en Sibérie, dans la région de Krasnoïarsk, c'est là qu'il mourra, le 7 février 1957 en martyr de la foi. Le père Pierre Verdun fait partie des trente martyrs du communisme soviétique béatifiés, en juin 2001, par Jean-Paul II, en Ukraine. Il appartenait à l'Église gréco-catholique ukrainienne. L'homme, de lui-même, ne peut voir Dieu, mais Dieu, s'il le veut, se fait découvrir. Saint Irénée de Lyon.
11-02 Saint Pedro de Jesus Maldonado Lucero
Prêtre et martyr (1892-1937)
En 1913, au Mexique, un décret ordonna la fermeture des églises et l'arrestation des prêtres. En 1917, une constitution anticléricale d'inspiration maçonnique fut publiée. A partir de 1926, la persécution devint plus violente. Spontanément, un mouvement de résistance naquit dans le peuple. Des prêtres, non engagés dans ce mouvement armé, résistèrent pacifiquement en continuant à se dévouer au soin des âmes. A cette époque, le père Pedro était curé à la paroisse Sainte-Isabelle, dans l'État de Chihuahua, et il disait : " je veux tenir mon cœur toujours tourné vers le ciel et vers le tabernacle. "
Le 10 février 1937, le mercredi des Cendres, alors qu'il célébrait la messe, imposait les cendres et se consacrait aux confessions, un groupe d'hommes armés surgit pour l'arrêter. Le père Pedro prit alors les hosties consacrées, et les suivit au siège de la municipalité. Sur le trajet, civils et policiers se mirent à l'insulter et à le maltraiter. blessé grièvement à la tête par une arme à feu, le père Pedro s'écroula, et la pyxide contenant les hosties s'ouvrit. L'un de ses bourreaux, par dérision, le fit communier sans savoir qu'il exauçait son désir. Il fut transporté agonisant à l'hôpital de Chihuahua, où il expira le lendemain. C'était l'anniversaire de son ordination sacerdotale.
12-02 bienheureux Jacques Fenn, Jean Nutter et Jean Munden
Prêtres et martyrs († 1584)
Jacques Fenn est né à Montacute, près de Yeovil, dans le Somerset. Après des études à Oxford, il devient professeur et se marie. C'est après la mort de sa femme qu'il entend l'appel au sacerdoce et part étudier la théologie à Reims. Il est ordonné prêtre en 1580 et revient exercer son ministère, clandestinement, dans la mission anglaise, pendant quatre ans. Jean Nutter est né à burnley, et a étudié à Cambridge. Puis, lui aussi se prépare au sacerdoce à Reims. Il est ordonné prêtre en 1581.
Jean Munden vient lui, de Coltley, et il a étudié à Oxford avant de partir pour Reims. Il est ordonné prêtre en 1582.
Comme les prêtres catholiques sont bannis du sol anglais, tous les trois sont arrêtés, emprisonnés puis exécutés à Tyburn. Ils font partie des martyrs anglais de Tyburn béatifiés en 1929.
15-03 bienheureux William Hart
Prêtre et martyr († 1583)
Ce jeune Anglais connut de graves difficultés de santé, qui lui valurent une douloureuse opération et une cure en belgique, à Spa et à Namur. Il n'en poursuivit pas moins ses études sacerdotales à Douai, à Reims et à Rome. Revenu dans la mission anglaise, William réussit à persuader deux anglicans de revenir à l'Eglise catholique et de devenir prêtres. Il fut arrêté, jeté en prison et condamné à mort, sous Elisabeth 1re , qui régnât de 1558 à 1603. Il mourut martyr à York. Ses dernières paroles furent les premiers mots du psaume 122 : Vers toi, j'ai les yeux levés.
16-03 bienheureux Jean Amias et Robert Dalby
Prêtre et martyrs († 1589)
Fabriquant d'étoffe, originaire de Wakefield en Angleterre, Jean Amias perdit sa femme et décida alors de devenir prêtre catholique. Il partit étudier à Reims et il fut ordonné prêtre en 1581. Puis il revint clandestinement en Angleterre, alors que les prêtres catholiques étaient bannis du sol anglais. Mais il fut découvert, arrêté, jeté en prison et condamné à mort. Il subit le martyre à York avec Robert Dalby, sous le règne d'Elisabeth 1re.
Robert Dalby était un ministre protestant, originaire de Hemingborouglt. Converti au catholicisme, il partit étudier à Reims en vue du sacerdoce. Il fut ordonné prêtre en 1588. Il rejoignit lui aussi la mission anglaise, jusqu'à son arrestation. C'est en tant que prêtre catholique qu'il fut pendu à York.
Jean et Robert font partie des martyrs d'Angleterre et du pays de Galles béatifiés en 1929.
22-03 bienheureux bronislaw Komorowski
Prêtre et martyr (1889-1940)
Prêtre polonais plein de zèle à Gdansk Wrzeszcz, bronislaw Komorowski fut arrêté le 1er septembre 1939, au moment de l'invasion de la Pologne par les troupes du IIIième Reich, provoquée par les prétentions de Hitler sur le " corridor de Dantzig " (Gdansk). Le père Komorowski fut ensuite déporté au camp de concentration du Strutthof.
A un ami qui lui demandait comment il se sentait dans les moments de plus grande humiliation, il répondit : " je me sens comme en chaire et je pense à faire une bonne prédication. " Toute chose était pour lui source de méditation, tout devenait nourriture spirituelle.
Il mourut fusillé, le 22 mars 1940, c'était le Vendredi saint. il s'était préparé en célébrant secrètement, avec quelques prisonniers, la messe du Jeudi saint, il a été béatifié à Varsovie en 1999.
23-03 bienheureux Dominique-Méthode Trcka
Prêtre et martyr (1886-1959)
Dominique Trcka est né en Moravie. il entra chez les rédemptoristes à l'âge de 18 ans, et il fut ordonné prêtre à 26 ans. Son ministère s'orienta principalement vers les fondations dans la Tchécoslovaquie d'alors. En 1921, il fonda à Stropkov une communauté réunissant catholiques latins et catholiques de rite oriental, il prit alors le nom de Méthode. Ensuite, il fonda la confrérie de la Mère du perpétuel secours et du Saint-Rosaire, Il bâtit des Eglises, des couvents et des maisons de retraite, il forma ses jeunes confrères et il prêcha des missions populaires.
Son zèle lui valut des rapports difficiles avec l'état pendant la guerre, et en avril 1950 survint la suppression des communautés religieuses.
Arrêté et incarcéré en 1952, à la sinistre prison de Leopoldov, il subit des interrogatoires exténuants et de terribles tortures. il fut contraint à l'isolement parce qu'il osa entonner un chant de Noël. Une pneumonie l'emporta le 23 mars 1959, il s'éteignit en pardonnant à ses bourreaux. La vierge Marie fut l'étoile de sa vie.
13-04 bienheureux Jean Lockwood et Edouard Catheric
Prêtres et martyrs († 1642)
Jean Lockwood, né à Sowerby dans le Yorkshire anglais, partit étudier la théologie à Rome, où il fut ordonné prêtre en 1597. Il revint travailler clandestinement à l'apostolat dans la mission anglaise, sous nom de Lascelles, alors que les prêtres catholiques étaient bannis du sol anglais. Sa mission dura quarante-quatre ans, de 1598 à 1642 ! Par deux fois, il échappa à la peine capitale. Le chef d'accusation ? Il était prêtre catholique. A 87 ans, il fut pendu et écartelé à York, sous le règne de Charles 1er. Il voulut précéder un jeu compagnon au gibet, pour pouvoir lui communiquer le courage du martyre.
Celui-ci, Edouard Catheric était natif de Carlton près de Richemond, dans le Yorkshire également. Il avait étudié la théologie en France, à Douai, puis était revenu en Angleterre comme prêtre missionnaire, à partir 1635.
Ils ont été béatifiés ensemble en 1929.
18-04 bienheureux Romain Archutowski
Prêtre et martyr (1882-1943)
Le père Archutowski est recteur du séminaire de Varsovie quand il est arrêté, en septembre 1942, sous l'occupation nazie de la Pologne. Il est ensuite transféré camp de concentration de Majdanek. La faim et les maladies ne réussissent pas à l'abattre, il cherche constamment à unir ses souffrances à celles du Christ. Le 18 avril 1943, dimanche des Rameaux et de la Passion, il succombe aux mauvais traitements que les gardes du camp font subir aux prisonniers.
19-04 Saint Elphège
Evêque et martyr (954-1012)
Ermite puis abbé à Deerhurst, évêque de Winchester, il est choisi comme Evêque de Cantorbéry, en 1006. Lors de l'invasion des Danois qui mettent l'Angleterre à feu et à sang, il refuse d'abandonner son troupeau, et pour avoir voulu le protéger, en rassemblant une rançon, il est décapité, un samedi de Pâques.
20-04 Saint Anastase II le Jeune
Patriarche et martyr († 609)
Il succéda comme patriarche d'Antioche († 591) à saint Anastase 1er, qui s'était opposé à la domination politico-religieuse des empereurs.
Au cours de l'épiscopat d'Anastase II, des juifs de Syrie se rebellèrent contre la tyrannie de l'empereur Phocas. Anastase périt lors des échauffourées et il fut dès lors considéré comme martyr.
20-04 bienheureux Antoine Page
Prêtre et martyr († 1593)
Prêtre catholique anglais, originaire d'York, il condamné à de terribles tortures sous le règne d'Elisabeth 1re († 1603).
Poursuivant la politique de persécution des catholiques, inaugurée par le roi Henri VIII († 1547) avec l'Acte de suprématie, la reine tenait en effet toute réconciliation avec l'Eglise catholique pour un acte de trahison. Les missionnaires étaient condamnés pour leurs appels à la conversion ou la célébration des sacrements Accorder l'hospitalité à un prêtre catholique faisait encourir la peine de mort. Antoine Page a été béatifié par Jean-Paul II en 1987 parmi soixante-trois martyrs d'Angleterre et du pays de Galles. Il a laissé le souvenir de sa douceur et de sa droiture.
26-04 Saint Clet
Pape et martyr († 88)
L'histoire n'a pas conservé de détails sur le pontificat de saint Anaclet, ou Clet. Il est traditionnellement considéré comme le successeur de saint Lin au siège de Rome, en 76, donc comme le deuxième successeur de saint Pierre dont il aurait été le disciple.
27-04 Saint Siméon
Evêque et martyr († 107)
Siméon était, selon la tradition, fils de Cléophas et parent du Christ selon la chair. Il succéda à saint Jacques, cousin du Seigneur, en tant qu'Evêque de Jérusalem. Il souffrit la persécution de l'empereur romain Trajan, et il conquit la palme du martyre à un âge avancé : il périt crucifié.
30-04 Saint Joseph Thuân
Prêtre et martyr († XIXe s.)
Joseph Thuân est vietnamien et prêtre de l'ordre des Frères prêcheurs. Alors qu'il se rend au chevet d'une malade pour lui apporter le réconfort du sacrement, le fils de cette mourante le dénonce. Il sera condamné à mort sous la persécution de l'empereur Tu Duc. En 1988, il est canonisé à Rome, par Jean-Paul II, parmi les cent dix-sept martyrs du Viêt-Nam - quatre-vingt-seize Vietnamiens, onze Espagnols et dix Français - qui ont péri au cours des différentes vagues de persécutions, entre 1640 et 1862.
01-05 Saint Torquat
Evêque et martyr (1er s.)
Cet Evêque de Cadix et six autres saints d'Andalousie (Ctésiphon, Second, Indalèce, Cécilius, Hésyque et Euphraise) sont commémorés ensemble, en ce jour, par la liturgie mozarabe - c'est-à-dire la liturgie élaborée par les communautés chrétiennes au temps de la domination maure en Espagne. Ils sont considérés comme les premiers Evêques de la région.
01-05 Saint Augustin Schœffler
Prêtre et martyr (1822-1851)
Originaire de Mittelbronn, en Lorraine, Augustin Schœffler répondit à l'appel de Dieu dans la société des Missions étrangères de Paris. En dépit de sa mauvaise santé, il s'embarqua pour le Tonkin (Viêt-nam), en 1848.
Après trois ans d'apostolat, victime d'une embuscade, il fut fait prisonnier. Condamné à la décapitation, à Son Tây, au temps de la persécution du roi Tu Duc (1847-1883), il mourut le 1er mai 1851. Il a été canonisé en 1988 parmi cent dix-sept martyrs du Viêt-nam.
06-05 bienheureux Edouard Jones et Antoine Middleton
Prêtres et martyrs († 1590)
Edouard Jones était originaire du pays de Galles, et Antoine Middleton du Yorkshire. Ils étudièrent tous deux en vue du sacerdoce, au collège anglais de Douai, à l'époque où les prêtres catholiques étaient bannis du sol anglais par les lois du royaume.
Ils rejoignirent ensuite la mission anglaise, sous le règne d'Elisabeth 1re. Edouard Jones y arriva en 1586, et il put exercer son ministère pendant quelque temps, sans que son identité de prêtre catholique ne soit découverte. Son compagnon le rejoignit en 1588, et fut vite apprécié pour ses dons de prédicateur.
Espionnés et pourchassés, ils furent arrêtés respectivement à Fleet Street et à Clerkenwell. Après un procès factice, ils furent condamnés " pour trahison et invasion étrangère ". Ils offrirent leur mort pour le pardon de leurs fautes, la diffusion de la vraie foi et la conversion des hérétiques.
Ils furent exécutés le 6 mai 1590.
08-05 Saint Stanislas de Cracovie
Evêque et martyr († 1079)
Evêque de Cracovie, Stanislas se heurta au roi polonais boleslas II, qu'il exhortait à la fidélité conjugale et au respect des femmes. boleslas n'avait pas de scrupules non plus à confisquer des biens ecclésiastiques. La persévérance du roi dans son comportement immoral lui valut l'excommunication. Le roi répondit par un arrêt de mort à l'encontre de l'Evêque, qui fut assassiné alors qu'il célébrait la messe en l'église Saint-Michel, en dehors des remparts, le 11 avril 1079. Son corps eut le traitement alors réservé aux traîtres : la scie. Mais le peuple de Cracovie n'entendait pas se laisser gouverner par un tyran injuste, le deuil et la colère de la foule chassèrent le roi du pays.
Depuis 1088, la dépouille de l'Evêque martyr repose en la cathédrale de Cracovie. Il a été canonisé à Assise en 1253 par le pape Innocent IV. Saint Stanislas est fêté au calendrier général en avril, mais ou le fête aujourd'hui en Pologne. En effet, il est patron de la Pologne et du diocèse de Cracovie.
11-05 bienheureux Jean Rochester et Jacques Walworth
Prêtres et martyrs († 1537)
Les deux prêtres anglais Jean Rochester et Jacques Walworth étaient moines chartreux à Londres, à l'époque du roi Henri VIII. Mais c'est à York qu'ils subirent le martyre, parce qu'ils étaient prêtres catholiques Ils furent pendus par des chaînes. Ils ont été béatifiés en 1886.
16-05 bienheureux Michel Wozniak
Prêtre et martyr (1875-1942)
Prêtre polonais du diocèse de Varsovie, Michel Wozniak était curé à Kutno. Fondateur de différentes maisons religieuses, il était renommé pour son ardeur apostolique et son souci des âmes. Il n'en fallait pas davantage pour le signaler à la haine de l'occupant nazi. Il fut arrêté le 16 octobre 1941, puis déporté en Allemagne, au camp de concentration de Dachau, comme des centaines d'autres prêtres catholiques polonais. Il y succomba le 16 mai de l'année suivante, épuisé par les supplices qui lui furent infligés.
" Au cours de sa détention, rapporte un témoin oculaire, il se comporta avec dignité, portant secours à ses compagnons de captivité. Il acceptait la volonté de Dieu et offrait ses souffrances pour l'amour du Christ et de l'Église. " Il a été béatifié à Varsovie en 1999, parmi les cent huit martyrs de l'Église de Pologne au XXe siècle.
17-05 bienheureux Ivan Ziatyk
Prêtre et martyr (1899-1952)
Ivan est né à Odrekhiv, près de Sanok, en Pologne. Il est ordonné prêtre en 1923 et exerce son ministère en tant que prêtre diocésain durant douze ans, avant de demander à entrer dans la congrégation du Trés-Saint-Rédempteur, en 1935.
Pendant l'occupation par les troupes du IIIe Reich, ses frères religieux l'élisent supérieur du couvent de Ternopol.
Le 5 janvier 1950, il est arrêté par le KGB. Conduit d'abord à la prison de Zolokov, il est ensuite déporté au goulag d'Oserlag. Le vendredi saint 1952, il subit d'atroces tortures et rend son âme à Dieu le 17 mai suivant.
Il a été béatifié par Jean-Paul II à Lvov, en juin 2001, parmi les vingt-sept martyrs ukrainiens victimes des dictatures nazie ou communiste.
18-05 bienheureux Martin Oprzadek
Prêtre et martyr (1884-1942)
Ce religieux franciscain polonais est entré dans l'ordre de saint François à l'âge de 28 ans. Rattaché au couvent de Wroclaw, il y est particulièrement apprécié pour son esprit de prière, d'humilité, sa patience et sa confiance dans la providence divine. La persécution, au temps de l'occupation nazie, ne le changera pas. Martin est arrêté le 26 août 1940, en même temps que son confrère le père Gondek. Il est ensuite déporté au camp de concentration de Dachau, puis, désigné pour le " transfert des invalides ", il est conduit du camp à la chambre à gaz où il décède le 18 mai 1942.
22-05 Saint Ausone
Evêque et martyr († ?)
Ausone est patron du diocèse d'Angoulême qui le considère comme son fondateur. La tradition le fait disciple de saint Martial de Limoges, qui l'aurait dirigé vers la Saintonge. C'est ainsi qu'il est devenu le premier Evêque d'Angoulême. Ses restes, ensevelis en dehors des remparts de la ville, ont longtemps été l'objet d'un culte très populaire. Une basilique et un monastère édifiés près de son tombeau ont été incendiés avec ses reliques pendant les guerres de religion. Sur le même emplacement, on a construit l'église paroissiale Saint-Ausone, consacrée le 8 avril 1896.
23-05 bienheureux Joseph Kurzawa et Vincent Matuszwiski
Prêtres et martyrs († 1940)
Prêtres polonais du diocèse de Wloclawek, Joseph Kurzawa (1910-1940) était vicaire, et Vincent Matuszewiski (1869-1940), curé de la paroisse d'Osieciny.
Un témoin rapporte combien Joseph Kurzawa était " sensible aux besoins des gens, spécialement des gens pauvres ". " Ses qualités et sa dévotion lui firent gagner l'estime de tous ". Lors de l'invasion des troupes nazies, le danger si rapprochant, le curé tente de convaincre son vicaire de se cacher pour se sauver. Mais celui-ci ne veut pas l'abandonner face au danger de mort. Le curé lui-même refuse les possibilités de fuite offertes par ses paroissiens : il ne veut pas les laisser sans son soutien pastoral en ces moments cruciaux.
C'est ensemble que le curé et son vicaire sont arrêtés, alors qu'ils prient. Des agents de la Gestapo les assassinent, le 23 mai 1940.
Ils ont été béatifiés comme martyrs du nazisme en 1999, à Varsovie.
28-05 bienheureux Antoine-Julien Nowowiejski
Evêque et martyr (1858-1941)
Antoine-Julien Nowowiejski est ordonné prêtre en 1881, et devient Evêque de Plock en 1908. En 1930, Pie XII le nomme archevêque. Ses contemporains témoignent de sa profonde spiritualité et de son esprit de prière.
Le 28 février 1940, il est arrêté par la Gestapo avec d'autres prêtres. Ils sont déportés au camp de concentration de Dzialdowo. Malgré son âge avancé, il est sa soumis plus que les autres prisonniers à des traitements inhumains. Sa croix pectorale lui est arrachée. Ses bourreaux veulent le contraindre, en vain, à la piétiner.
Malgré ses souffrances, il continue à prodiguer des bienfaits spirituels à ses compagnons, apportant le réconfort de sa bénédiction aux victimes des tortures et aux moribonds. Le 28 mai 1941, il s'éteint, épuisé par les tortures et par la faim, après trois mois de réclusion. Ses compagnons le vénèrent dès lors comme un authentique martyr. Il repoussa différentes occasions de s'échapper, en disant : " Comment un pasteur peut-il abandonner ses brebis ? "
Il a été béatifié en juin 1999 à Varsovie.
04-06 bienheureux Antoine Zawistowski
Prêtre et martyr (1882-1942)
04-06 bienheureux Stanislas Starowieyski
Laïc et martyr (1895-1940)
L'Église fête aujourd'hui les bienheureux Antoine Zawistowski, prêtre polonais, et Stanislas Starowieyski, père de famille du diocèse de Lublin. Ils font partie des milliers de catholiques victimes de la persécution nazie.
Antoine Zawistowski était un des collaborateurs du père Maximilien Kolbe et président de l'Action catholique de Lublin. Cet engagement lui valut de recevoir du pape Pie XI, en 1934, le titre de chambellan.
Il fut arrêté le 19 juin 1940, puis déporté au camp de concentration de Dachau. Un nouveau champ d'apostolat s'ouvrait à lui : il amena à la foi un athée notoire. Mais les privations, les vexations et les maladies épuisèrent sa résistance. " Je meurs, dit-il à un compagnon. Si tu sors du camp, rends visite à ma famille. Dis leur que je suis mort en ce saint jour où le Christ est mort. "
05-06 Saint Luc Vu ba Loan
Prêtre et martyr (1756-1840)
Luc Vu ba Loan, prêtre âgé, subit la persécution de l'empereur vietnamien Minh Mang (1820-1841), déclenchée par l'édit du 6 janvier 1833 : " Nous ordonnons à tous ceux qui suivent cette religion [catholique], depuis le mandarin jusqu'au dernier du peuple, de l'abandonner sincèrement s'ils reconnaissent et redoutent notre puissance. Nous voulons que les mandarins examinent avec soin si les chrétiens qui se trouvent sur leur territoire se préparent à obéir à nos ordres et qu'ils les contraignent à fouler la croix aux pieds en leur présence ; après quoi ils leur feront grâce cette fois. Quant aux maisons de culte et aux habitations de prêtres, ils devront veiller à ce qu'elles soient entièrement rasées, et si dorénavant quelqu'un de nos sujets est reconnu coupable de confesser ces doctrines abominables, il sera puni avec la dernière rigueur, afin de détruire à sa racine la religion perverse. "
La persécution se fit plus violente en 1836 et gagna le Tonkin l'année suivante. Deux ans avant sa mort, l'empereur publia un dernier édit dans lequel il accordait un délai d'un an aux chrétiens pour apostasier. Le père Luc Vu ba Loan mourut décapité pour l'amour du Christ. A Hanoi, au Viêt-nam, l'Eglise fête aujourd'hui saint Luc Vu ba Loan.
17-06 bienheureux Philippe Papon
Prêtre et martyr († 1794)
Durant la Révolution française, alors que Philippe Papon est curé de paroisse à Autun, un décret, daté 21 avril 1793, annonce que les prêtres catholiques qui n'ont pas prêté serment à la Constitution civile du clergé doivent être " déportés " ou abandonnés " sur la côte d'Afrique ".
Les prêtres sont alors entassés dans les prisons de Rochefort, puis dans des navires amarrés sur la Charente, en rade de l'île d'Aix. Ils sont dépouillés de tout, sans aération, ni lumière, ni hygiène. Ainsi, toutes les maladies se développent et aucun soin n'est prodigué. Tous ont interdiction de prier. Mais ils décident, malgré tout, de dire le benedicite et de faire le signe de la croix avant de manger leur maigre ration, souvent avariée. L'équipage est frappé par le typhus. Le ministère de la Marine charge le docteur beraud de mener une enquête. Il proteste : " C'est abominable ! " Rien ne change. La déportation de l'an II laisse, en dix mois, dans l'estuaire de la Charente, cinq cent quarante-sept victimes, dont Philippe Papon, qui meurt en donnant l'absolution à ses compagnons de captivité.
19-06 bienheureux Sébastien Newdigate, Humphrey Middlemore et Guillaume Exmew
Prêtres et martyrs († 535)
Sébastien Newdigate est natif du Middlesex. Après des études à Cambridge, il choisit d'entrer chez les chartreux.
Guillaume Exmew a étudié au Collège du Christ à Cambridge. Il rejoint ensuite les moines de la chartreuse de Londres et il y devient vicaire.
Humphrey Middlemore est également moine à la chartreuse de Londres. Il est arrêté sous le règne du roi Henri VIII, en même temps que ses frères Sébastien Newdigate et Guillaume Exmew. Ils sont condamnés tous les trois à la pendaison pour avoir refusé de se soumettre à l'Acte de suprématie, voté par le parlement anglais en 1534, qui fait du roi le " chef suprême " de l'Église d'Angleterre. Cette loi est la réponse d'Henri VIII à l'excommunication qui l'a frappé à la suite de son deuxième mariage, déclaré invalide par le pape Clément VII.
22-06 Saint Eusèbe
Evêque et martyr († v. 380)
A l'époque, l'empereur Constantin II le jeune (364-378) était partisan de l'hérésie arienne. Pour confirmer les fidèles dans la foi, Eusèbe, Evêque de Samosate, en syrie, devait alors rendre visite aux communautés chrétiennes en cachette, en se faisant passer pour un soldat. Saint basile et saint Grégoire de Nazianze étaient ses amis.
Plus tard, l'empereur Valens (364-378), qui lui aussi s'était rallié à l'arianisme, le relégua dans le nord de la Grèce, en Thrace. Eusèbe y resta quatre ans.
En 380, Théodose 1er (379-395), le nouvel empereur, fit du christianisme orthodoxe une religion d'Etat et interdit toute pratique païenne. Il révoqua l'ordre d'exil d'Eusèbe qui put ainsi reprendre ses visites pastorales.
Mais la paix n'était pas totalement rétablie dans l'Église, et, au cours de l'une des visites d'Eusèbe, une chrétienne arienne lui lança une tuile, du haut de sa maison. Saint Eusèbe remporta ainsi la palme du martyre.
01-07 bienheureux Jean-Népomucène Chrzan
Prêtre et martyr (1885-1942)
Sous l'occupation de la Pologne par les troupes du IIIe Reich, le père Jean-Népomucène continua à exercer son ministère comme curé de Zerkow. Il savait qu'il risquait sa vie. De fait, il fut arrêté le 6 octobre 1941. Sans autre forme de procès, il fut déporté au camp de concentration de Dachau, où Hitler, depuis de nombreuses années, faisait interner les prêtres catholiques. Ceux-ci souffraient des mesures de rétorsion du Reich en cas de protestation des Evêques ou du pape contre la politique nazie.
Torturé et malade, le père Jean-Népomucène périt le 1er juillet 1942. Avant de rendre le dernier soupir, il réussit à se soulever une dernière fois et dit : " Vive le Christ Roi ! " Il parut s'évanouir. Puis, dans un dernier effort, il soupira : " Loué soit Jésus Christ. "
En Pologne, dans le diocèse de Gniezno, l'Église fait mémoire aujourd'hui du bienheureux prêtre et martyr Jean-Népomucène Chrzan, victime de la persécution nazie, et béatifié par Jean-Paul II à Varsovie, le 13 juin 1999.
Ce jour-là, le martyrologe de l'Église s'enrichissait de cent huit nouveaux exemples de vie chrétienne proposés aux fidèles du monde entier. Assassinés par les nazis entre 1939 et 1945, ces chrétiens font partie de ces milliers de baptisés qui, au cours du XXe siècle, ont versé leur sang par fidélité au Christ et pour défendre leurs frères des injustices des tyrans.
05-07 Saint Athanase
Diacre et martyr († 451)
Athanase était diacre de la basilique de la Résurrection - l'Anastasis -, c'est-à-dire du Saint-sépulcre, à Jérusalem. Le lieu de la mort du Christ et de sa résurrection, lieu du service diaconal d'Athanase, devint aussi le lieu de son martyre : il y fut assassiné, par un moine hérétique disciple d'Eutychès, appelé Théodose, et usurpateur du siège de saint Juvénal. Athanase lui avait reproché son impiété et son infidélité à l'enseignement du concile de Chalcédoine. Ce concile explique en effet que Jésus-Christ est à la fois vrai Dieu et vrai homme. Eutychés niait que ces deux natures humaine et divine, soient unies dans l'unique personne du Christ. Athanase tint bon dans la foi jusqu'au martyre.
12-07 Saint Clément-Ignace Delgado y Cebrian
Evêque et martyr (1761-1838)
Pendant cinquante ans, Clément-Ignace Delgado y Cebrian accomplit sa vocation de frère prêcheur en annonçant l'Evangile du Christ aux populations du Wiêt-nam actuel. Il eut beaucoup à souffrir de la persécution du roi Minh Mang (1820-1841), déclenchée par l'édit du 6 janvier 1833.
" Nous ordonnons à tous ceux qui suivent cette religion [catholique], depuis le mandarin jusqu'au dernier du peuple, de l'abandonner sincèrement s'ils reconnaissent et redoutent notre puissance. Nous voulons que les mandarins examinent avec soin si les chrétiens qui se trouvent sur leur territoire se préparent à obéir à nos ordres et qu'ils les contraignent à fouler la croix aux pieds en leur présence ; après quoi ils leur feront grâce cette fois. Quant aux maisons de culte et aux habitations de prêtres, ils devront veiller à ce qu'elles soient entièrement rasées, et, si dorénavant quelqu'un de nos sujets est reconnu coupable de confesser ces doctrines abominables, il sera puni avec la dernière rigueur, afin de détruire à sa racine la religion perverse. "
La persécution se fit plus violente en 1836. Mgr Clément-Ignace Delgado y Cebrian fut arrêté, enfermé dans une cage et exposé aux railleries de la foule. Il tint bon dans la fidélité au Christ mais succomba au supplice.
19-07 Saint Jean Plessington
Prêtre et martyr († 1697)
Anglais, natif du Lancashire, Jean Plessington entendit l'appel au sacerdoce à l'époque où les prêtres catholiques étaient bannis du sol anglais. C'est pourquoi il alla étudier la théologie en Espagne, à Ségovie. Une fois ordonné prêtre, il repassa en Angleterre et se consacra à la mission dans le Cheshire. C'est en tant que prêtre catholique qu'il fut arrêté et condamné à la pendaison, sous le règne du roi Jacques II (1685-1688) qui devait pourtant se convertir au catholicisme. Jean Plessington gagna la palme du martyre à Chester. Il a été canonisé par Paul VI en 1970 comme l'un des quarante martyrs de l'Angleterre et du pays de Galles.
13-08 bienheureux Jacob Gapp
Prêtre et martyr (1897-1943)
Jacob est né dans le Tyrol. Il prononce ses vœux définitifs près de Paris, à Antony, puis, il est ordonné prêtre en 1930, à Fribourg, en Suisse.
De retour en Autriche, il assume les charges de préfet, de professeur de religion, et d'aumônier de différentes écoles marianistes, déployant une grande charité pour les familles dans le besoin et les chômeurs, jusqu'à renoncer à se chauffer l'hiver pour leur fournir du combustible.
Convaincu que le national-socialisme est en contradiction avec l'enseignement de l'Église, il étudie l'encyclique - confisquée - de Pie XI " Mit brennender Sorge ", condamnant le nazisme, et il la fait connaître à ses élèves. A l'arrivée des troupes hitlériennes en Autriche en 1938, il se réfugie au Tyrol. La Gestapo lui interdit d'enseigner et lui tend un piège. Alors qu'il est en Espagne, deux soi-disant juifs lui déclarent avoir fui la persécution et vouloir embrasser la foi catholique. Ils le persuadent de les accompagner à Hendaye. Il y est arrêté, le 9 novembre 1942.
La guillotine l'attend dans la terrible prison berlinoise de Plôtzensee. Sa dépouille servira à l'institut d'anatomie de l'université.
14-08 bienheureux Dominique d'Alboraya
Prêtre et martyr (1872-1936)
L'Ordre des tertiaires capucins de Notre-Darne des Douleurs (capucins amigoniens) était à peine fondé par le père Louis Amigo Ferrer qu'Augustin Hurtado Solery prononça ses vœux religieux. Il prit le nom de Dominique, en 1896, avant de recevoir l'ordination sacerdotale. Doué pour l'harmonie et la composition, il avait mené de front ses études ecclésiastiques et des études littéraires et musicales.
Il exerça les charges de supérieur et de conseiller général. En 1935, il était à Madrid, à l'école de réforme de Sainte-Rita, lorsque la persécution s'intensifia. Il se réfugia chez l'avocat Pastor. Il fut cependant arrêté, jeté en prison et assassiné le 15 août 1936. Dix-neuf tertiaires capucins périrent victimes de la persécution qui accompagna la guerre civile espagnole, dont le père Dominique, qui porte le nom de sa ville natale, Alboraya, aux environs de Valence.
20-08 bienheureux Ladislas Maczkowski
Prêtre et martyr (1911-1942)
Ladislas Maczkowski était prêtre dans le diocèse de Gniezno et administrateur de la paroisse de Lubowo. Sa vie sacerdotale exemplaire et son zèle apostolique faisaient de lui un pasteur très aimé. Cela suffit à le signaler à l'occupant nazi comme une personne dangereuse : il fut arrêté pour le seul fait d'être prêtre catholique, le 26 août 1940. Déporté ensuite au camp de concentration de Dachau, il y souffrit des sévices incessants. Hitler avait alors déporté à Dachau des milliers de prêtres catholiques dont il se servait pour tenter de museler les protestations catholiques. Ils avaient à souffrir des mesures de rétorsions à chaque fois que Pie XII dénonçait les violences du Reich. Des centaines d'entre eux furent victimes d'expériences criminelles, prétendues médicales. Chaque jour, le père Ladislas se préparait spirituellement à mourir. Il s'éteignit, épuisé, après deux ans de détention, le 20 août 1942. Ses compagnons témoignent : " Il a supporté avec une indicible sérénité les atroces souffrances du camp de concentration. Il encourageait et soulageait ses nombreux confrères épuisés et avilis. " Le père Ladislas Maczkowski fait partie des cent huit Polonais martyrs du nazisme, béatifiés par Jean-Paul II à Varsovie, en 1999.
23-08 bienheureux Florentin Perez Romero
Prêtre et martyr (1902-1936)
Florentin Perez Romero fait partie des milliers de catholiques assassinés lors de la persécution qui accompagna la guerre civile espagnole.
Orphelin, il fut confié à l'éducation des pères tertiaires capucins de Teruel. Il se montra doué pour la musique, l'étude et la prière. Ce goût de la prière lui fit choisir de rester chez les tertiaires capucins, où il reçut l'habit en 1919. Le fondateur de l'ordre, Louis Amigo Ferrer, lui conféra lui-même l'ordination sacerdotale, en 1928. C'est en Navarre, à Pampelune, que Florentin exerça son ministère pastoral tout en enseignant la musique. On le disait doux, aimable, plaisant et doué de l'esprit d'enfance. Il vouait un grand amour à la Vierge des douleurs. La guerre le surprit alors qu'il se trouvait à Valence, au noviciat de Saint-joseph-de-Godella. Il fut arrêté et conduit au peloton d'exécution avec les pères Francisco de Ayelo et Antonio de Massamagrell. Ils se donnèrent mutuellement l'absolution et se préparèrent au martyre. Mais ils furent arrachés au dernier moment à leurs bourreaux par un ordre.
Réfugié chez un bienfaiteur, à benaguacil, Florentin fut de nouveau arrêté et passa trois jours en prison avant d'être fusillé, le 23 août 1936, parce qu'il était prêtre.
26-08 bienheureux Dominique-Méthode Trcka
Prêtre et martyr (1886-1959)
Le père Dominique-Méthode est tombé victime de la persécution soviétique en Slovaquie. La Vierge Marie a été l'étoffe de sa vie et l'unité de l'Église sa passion.
Dominique Trcka est né en Moravie. Il entra chez les rédemptoristes à 18 ans et fut ordonné prêtre à 26 ans. Son ministère s'orienta vers les fondations dans la Tchécoslovaquie d'alors. A Stropkov, en 1921, il fonda une communauté réunissant catholiques latins et catholiques de rite oriental. Il prit alors le nom de Méthode. Il fonda aussi la confrérie de la Mère du Perpétuel Secours et du Saint-Rosaire : l'église des rédemptoristes abrite, à Rome, l'icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours. Il bâtit des églises, des couvents et des maisons de retraites ; il forma ses jeunes confrères et il prêcha des missions populaires. Son zèle lui valut des rapports difficiles avec l'État pendant la guerre. En avril 1950, survint la suppression des communautés religieuses.
Arrêté et incarcéré, en 1952, à la sinistre prison de Léopoldov, il subit des interrogatoires exténuants et de terribles tortures. On le maintint en isolement parce qu'il avait entonné un chant de Noël. Une pneumonie l'emporta et il s'éteint en pardonnant à ses bourreaux.
27-08 bienheureux Fernand Gonzalez Añon
Prêtre et martyr (1886-1936)
Le père Fernand fait partie des deux cent trente-trois martyrs, victimes de la persécution religieuse qui a accompagné la guerre civile espagnole, qui ont été béatifiés en 2001.
Né à Turis, près de Valence, Fernand répondit à l'appel de Dieu au sacerdoce et reçut l'ordination en 1913.
Son ministère sacerdotal s'exerça tout d'abord en paroisse dans différentes villes et à Valence. La pastorale du monde ouvrier et la diffusion de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus étaient les piliers de son apostolat. En 1936, il revint dans sa Turis natale, en tant que curé. Il y favorisa une intense piété eucharistique et la dévotion à la Vierge Marie. Surtout, ces grâces spirituelles insufflaient à la paroisse des énergies au service des plus pauvres et des malades.
Arrêté parce qu'il était prêtre catholique, il donna sa vie par amour du Christ, le 27 août 1936, à Picasent, un village des environs de Valence, au cri de " Vive le Christ Roi ! "
28-08 bienheureux guillaume Dean
Prêtre et martyr († 1588)
Né à Linton de Craven, dans une famille protestante du Yorkshire, Guillaume Dean aimait le Christ et voulait le faire aimer. C'est pour cela qu'il devint pasteur.
Mais il découvrit les richesses des sacrements et embrassa la foi catholique. L'appel au sacerdoce devint si fort qu'il entreprit courageusement des nouvelles études de théologie. Ayant franchi la Manche pour rejoindre le séminaire de Reims, il y fut ordonné prêtre en 1581.
Son zèle apostolique le ramena, en dépit du danger, à la mission anglaise clandestine. Mais, dénoncé comme prêtre catholique, il fut arrêté, jeté en prison, et condamné à mort. Il gagna la couronne du martyre à Mile End Green, dans l'est de Londres.
Il a été béatifié en 1886.
31-08 bienheureux Pierre Rivera Rivera
Prêtre et martyr (1912-1936)
Pierre Rivera Rivera est né dans le diocèse de León. Attiré par saint François d'Assise, il entra au noviciat des franciscains de Granollers, en Catalogne. De là, il fut envoyé en Italie pour ses études de théologie, et c'est sur la terre de saint François qu'il émit ses vœux religieux définitifs. Il y fut ordonné prêtre deux ans plus tard, en 1935. Ses supérieurs avaient noté ses dons exceptionnels humains et spirituels. C'est pourquoi, en dépit de sa jeunesse - 23 ans ? - il fut nommé supérieur de la communauté de Granollers. Il se révéla être un excellent supérieur, dans le plus pur esprit franciscain : humble et bienveillant, homme de paix, nourrissant un grand amour de l'eucharistie et une dévotion aimante envers la Vierge Marie.
Arrêté le 25 juillet 1936, il se prépara au martyre. " Si j'ai la grâce d'être tué, je mourrai en criant : "Vive le Christ Roi" ", confia-t-il au curé de Llinas. Mais il bénéficia d'un sursis et il put rentrer à barcelone. La persécution battait son plein. Une seconde arrestation ne tarda pas, le 22 août. Il gagna la couronne du martyre quelques jours plus tard.
10-09 bienheureux Richard de Sainte-Anne
Prêtre et martyr (1585-1622)
En belgique, à Tournai, on fête aujourd'hui le bienheureux Richard, qui est né à beignée, un hameau de Ham-sur-Heure. A 19 ans, il entra chez les franciscains de Nivelles, puis, ayant rencontré à Rome un missionnaire du Japon, il voulut aller y annoncer le Christ.
L'évangélisation du pays avait débuté en décembre 1547, au moment où saint François Xavier avait rencontré à Malacca trois Japonais, dont le samouraï Yajiro, qui fut baptisé à la Pentecôte 1548. Lorsque le saint mourut aux portes de la Chine en 1552, il y avait au Japon huit cents chrétiens et deux jésuites, un prêtre et un frère.
C'est en 1593 qu'arrivèrent les franciscains. Leur mission se développa en dépit de persécutions sanglantes. En 1614, le christianisme fut interdit et les missionnaires expulsés. Richard rejoignit la mission de Nagasaki, où il déploya tout son zèle apostolique. Mais il fut arrêté et mourut martyr, avec cinquante-quatre compagnons, le 10 septembre 1622.
11-09 bienheureux Joseph-Marie Segura Penades
Prêtre et martyr (1896-1936)
Après son ordination sacerdotale, en 1921, le père Joseph-Marie fut d'abord vicaire à la paroisse d'Adzaneta de Albaida, dans le diocèse de Valence, en Espagne.
Il y déploya un grand zèle apostolique, en particulier auprès des jeunes pour lesquels il fonda la confrérie Saint-Louis-de-Gonzague. Pour les ouvriers, il lança le patronage du Sacré-Cœur : on y donnait des cours du soir aux jeunes, une formation humaine et chrétienne aux enfants, et des récréations pour petits et grands, avec des représentations théâtrales.
En 1929, sa ville natale d'Onteniente le vit revenir comme coadjuteur de la paroisse Sainte-Marie. Sa profonde dévotion eucharistique, sa bonté, son caractère affable, sa générosité pour les pauvres conquirent les cœurs. Ses charges allaient de la direction des écoles de l'Ave-Maria à l'animation de la vie associative de l'Action catholique de la jeunesse et à la pastorale des vocations, qui lui tenait à cœur. Sa vie, toute donnée, fut couronnée par le martyre à Genoves, lors de la persécution religieuse qui frappa l'Espagne en 1936.
12-09 bienheureux Jacques-Augustin Robert de Lézardières
Diacre et martyr (1768-1792)
Originaire de Challans, Jacques-Augustin fit son séminaire à Paris, à Saint-Sulpice, où il fut ordonné diacre en vue du sacerdoce, le 15 avril 1791. Le 15 août 1792, à Issy-les-moulineaux, il rejoignit les prêtres du séminaire arrêtés par les révolutionnaires. Conduits d'lssy à Paris, ils furent enfermés au couvent des Carmes. Le dimanche 2 septembre, on ordonna aux prisonniers de se rassembler dans la chapelle " pour une vérification d'identité ". On les fit passer par un petit couloir et, sur le perron qui existe encore, ils furent massacrés.
Les historiens estiment que les " massacres de septembre " (du 2 au 5 septembre 1792) ont fait quelque mille cent victimes à Paris. L'Église a retenu le nom de trois Evêques, cent quatre-vingt-un prêtres, deux diacres, un clerc et quatre laïcs qui ont été béatifiés par Pie XI.
A Luçon, l'Église fait mémoire du bienheureux Jacques-Augustin.
17-09 bienheureux Sigismond Sajna
Prêtre et martyr (1897-1940)
Prêtre polonais du diocèse de Varsovie, Sigismond Sajna était curé à Gora Kalwaria. Ses paroissiens ont témoigné de ses dons singuliers de pasteur et du zèle qu'il manifesta jusqu'à la fin tragique de sa vie.
Après l'invasion de la Pologne par les troupes du IIIe Reich, ses qualités de prêtre catholique attirèrent sur lui la vindicte de l'occupant. Arrêté en janvier 1940, en plein hiver polonais, il fut déporté avec deux cents autres prisonniers. Les accompagner, les réconforter, leur apporter l'espérance chrétienne, sur ce chemin qui conduisait à une mort certaine, était son seul souci.
Avec eux, il périt, fusillé, le 17 septembre, dans la forêt de Palmiry, dans les environs de Varsovie. Il fait partie des cent huit martyrs de Pologne, victimes de la persécution nazie, béatifiés par Jean-Paul II à Varsovie, en 1999.
18-09 bienheureux Dominique Trach
Prêtre et martyr (1792-1840)
Prêtre et dominicain du Tonkin - aujourd'hui, au Viêt-Nam -, le père Dominique Trach avait le caractère trempé par l'épreuve de la maladie et des mauvais traitements, sous la persécution déchaînée par l'empereur Minh Mang (1820-1841). Dès 1833, un édit stipulait : " Nous voulons que les mandarins examinent avec soin si les chrétiens qui se trouvent sur leur territoire se préparent à obéir à nos ordres et qu'ils les contraignent à fouler aux pieds la croix, en leur présence. Après quoi ils leur feront grâce cette fois. Quant eux maisons du culte et eux habitations des prêtres, ils devront veiller à ce qu'elles soient complètement rasées. Si dorénavant l'un de nos sujets est reconnu coupable de confesser ces doctrines abominables, il sera puni avec la dernière rigueur afin de détruire à sa racine la religion perverse. " A la fin de 1838, l'empereur publia un dernier édit où il donnait un délai d'un an eux chrétiens pour apostasier. La persécution gagna le Tonkin, jusque-là relativement épargné. Lorsque vint l'heure du témoignage suprême, le père Dominique préféra mourir plutôt que de piétiner la croix : il fut décapité à Nam Dinh.
21-09 Saint Jean-Charles Cornay
Prêtre et martyr (1809-1837)
Jean-Charles étudia à Saumur puis chez les jésuites de Montmorillon avant d'entrer au séminaire de Poitiers en 1827. Trois ans plus tard, avec le consentement de ses parents, il rejoignit le séminaire des Missions étrangères de Paris. En 1831, il s'embarqua à bordeaux pour le Tonkin, via Macao. Or, après son ordination sacerdotale, en 1834, il tomba malade. " Me voilà devenu ermite et contemplatif, écrit-il, au lieu de missionnaire. " Pourtant, il se refusa à rentrer en France en disant : " J'estime encore les souffrances d'ici meilleures que la santé de la France. " Bientôt dénoncé, il fut arrêté et mis en cage, puis décapité.
En captivité, il continuait à chanter d'une belle voix : " La religion nous appelle, sachons vaincre, sachons périr un chrétien doit vivre pour elle, pour elle un chrétien doit mourir " Dans une lettre écrite " en cage, le 18 Août 1837 ", il encourageait ses parents : " Consolez-vous donc : dans peu, de temps mes souffrances seront terminées et je serai à vous attendre au ciel. "
28-09 bienheureux Nicet (Mykyta) boudka
Evêque et martyr (1877-1949)
Mykyta budka fut d'abord Evêque des catholiques ukrainiens de rite byzantin, au Canada- Nommé Evêque auxiliaire de Lvov, en Ukraine, il fut déporté sous la persécution communiste soviétique au goulag de Karadzar, près de Karaganda, au Kazakhstan. L'amour du Christ lui donna de persévérer dans la foi et de supporter avec une grande force d'âme les souffrances quotidiennes et de tenir bon jusqu'à la mort.
Il a été béatifié à Lvov avec vingt-quatre autres martyrs, par Jean-Paul II, lors de son voyage apostolique en Ukraine, le 27 juin 2001. Deux autres Evêques ukrainiens, également victimes du goulag, furent béatifiés ce jour-là : Mgr Mykola Carneckyj, rédemptoriste, exarque apostolique.des Ukrainiens de Volyn et Pidljasja (1884-1959) et Mgr Hryhorij Khomysyn, Evêque de Stanislavov, en Ukraine (1867-1945).
En septembre 2001, Jean-Paul II a également rendu hommage à l'héroïsme des martyrs de l'époque soviétique lors de son voyage apostolique au Kazakhstan, naguère terre de goulag.
02-10 bienheureux Georges-Edmond René
Prêtre et martyr († 1794)
C'est sur les terribles pontons de Rochefort que mourut le père Georges-Edmond René.il était chanoine à Vézelay, et c'est parce qu'il était prêtre qu'il fut condamné à la réclusion sur ces navires de la mort, restés pendant des mois à l'ancre au large de Rochefort. En effet, les centaines de prêtres, morts victimes des pontons, n'ont pas été jugés pour ce qu'ils faisaient, mais pour ce qu'ils étaient. Ils ont été tués par la faim, la soif, le scorbut, le typhus, la pneumonie, les plaies infectées.
A l'origine, ils étaient destinés à être déportés et abandonnés " sur les côtes d'Afrique ". Les convois se multipliaient, et bientôt les prisons de Rochefort furent surpeuplées. On conduisit les prisonniers, dépouillés de tout ce qui rappelait leur ministère, sur trois navires à l'ancre sur la rivière, puis sur d'autres navires, On les frappa, on les réveilla, on les exposa aux intempéries sur le pont, et on leur refusa toute hygiène personnelle. Ils chantaient des hymnes et des cantiques et moururent en martyrs.
04-10 bienheureux Henri Morant Pellicer
Prêtre et martyr (1908-1936)
Compagnon de José Aparicio Sanz et d'autres prêtres et laïcs de Valence, Henri a reçu la couronne du martyre en 1936, lors de la persécution qui a sévi durant la guerre civile espagnole.
Né le 13 octobre 1908 à bellreguart, dans une famille catholique fervente, Henri étudia à l'université de Madrid. Malgré l'opposition initiale de ses parents, il suivit finalement l'appel au sacerdoce. Séminariste, il se montra doué pour le catéchisme et il nourrit une grande dévotion à l'eucharistie et à la Vierge Marie. Devenu curé de la petite paroisse de barig, il y apporta un soin tout particulier à la liturgie et au chant choral. Pour la formation des fidèles, il constitua une bibliothèque, il encouragea la participation à la messe, proposa des retraites spirituelles et fonda un groupe d'action catholique. Mais, dès l'explosion de la guerre civile, il fut arrêté et jeté en prison. Il put y donner le sacrement de la réconciliation à de nombreux prisonniers, avant d'être exécuté, sans autre forme de procès, le 4 octobre 1936, à Jaraco.
05-10 bienheureux Tranquilino Ubiarco Robles
Prêtre et martyr (1899-1928)
Le père Tranquilino Ubiarco Robles est né en 1899 à Zapotlán el Grande, dans la région de Jalisco, dans le diocèse de Ciudad Guzmán, au Mexique. Après son ordination sacerdotale, il fut nommé vicaire, avec fonction de curé, à la paroisse de Tepatitlán, toujours dans la région de Jalisco, mais dans le diocèse de San Juan de Los Lagos. En dépit de la persécution, il continua à manifester un zèle remarquable pour le service des fidèles, en leur apportant les sacrements au péril de sa vie.
La persécution faisait rage au Mexique. Une nuit, on vint arrêter le père Tranquilino Ubiarco Robles, alors qu'il se préparait à célébrer la messe et à bénir un mariage. Sur-le-champ, il fut condamné à la pendaison, et fut pendu, à un arbre, en dehors de la ville.
Son dernier geste fut de bénir la corde, instrument de son martyre. Comme un soldat se refusait à participer à l'assassinat, il cita les paroles du Christ en croix au bon larron : Aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis (Lc 23, 43). L'aube du 5 octobre 1928 se levait.
08-10 bienheureux Jean Adams, Robert Dibdale et Jean Lowe
Prêtres et martyrs († 1586)
L'Église fait aujourd'hui mémoire, en Angleterre, à Londres, de trois bienheureux prêtres martyrs, Jean Adams, Robert Dibdale et Jean Lowe. En dépit des lois imposées par les souverains anglais depuis Henri VIlI, interdisant la présence de prêtres catholiques sur le sol anglais, les trois prêtres diocésains continuèrent à exercer clandestinement, chacun de son côté, leur ministère auprès des fidèles catholiques.
Mais, finalement arrêtés, ils furent réunis par la même condamnation à la peine capitale, par le martyre qu'ils subirent à Tyburn, sous le règne d'Elisabeth 1er († 1603), et ils entrèrent ensemble dans la gloire du ciel.
Robert Dibdale avait 28 ans et Jean Lowe 33 ans. Ensemble, ils ont été béatifiés par Jean-Paul II en 1987.
14-10 bienheureux Romain Lysko
Prêtre et martyr (1914-1949)
Prêtre catholique ukrainien de rite oriental, le père Romain Lysko est né à Horodok, dans les environs de Lvov où il fit ses études de théologie.
Les prêtres catholiques de rite oriental pouvant être choisis parmi des hommes mariés, il reçut l'ordination sacerdotale le 28 août 1941, après son mariage, des mains du métropolite Andréi sheptylsky, Il n'exerça son ministère librement que pendant huit ans. En effet, la police secrète soviétique, le redoutable NKVD, le fit arrêter et jeter dans la prison de la rue Lontskoho de Lvov, le 9 septembre 1949.
Le bruit courut qu'il avait perdu la raison à la suite des tortures qu'il dut endurer, car la prison résonnait des psaumes qu'il chantait. Finalement, il aurait été emmuré vivant, et c'est ainsi qu'il serait mort, le 14 octobre 1949, victime des persécutions staliniennes qui visaient tout particulièrement les catholiques orientaux fidèles à Rome.
19-10 Saints Savinien et Potentien
Evêques et martyrs (?)
Le 25 août 847, expliquent les " heures " de Sens-Auxerre, l'archevêque Wenilon (ou Venilon) procéda à une solennelle translation des reliques de l'ancien cimetière à la basilique de Saint-Pierre-le-Vif, à sens. Dès l'année suivante, les noms de Savinien et Potentien apparurent dans un éloge des saints de Sens avec le titre de " premiers patrons de la ville ".
Par la suite, les moines de Saint-Pierre-le-Vif bâtirent sur ces noms des légendes qui faisaient de Savinien et Potentien des envoyés de saint Pierre, afin d'assurer à l'Église métropolitaine une origine apostolique. En fêtant Savinien et Potentien, l'Église de Sens fête tous ceux qui lui ont annoncé l'Évangile du Christ.
A Sens, la fête de ces deux premiers Evêques de la ville est une solennité : ils y sont honorés comme saints patrons.
29-10 Saint Jean Alcober
Prêtre et martyr (1694-1748)
Prêtre et martyr (1694-1748)
Jean est né à Gijón, en Espagne. Très jeune, il entre dans l'Ordre des Frères prêcheurs. Après sa profession religieuse, en 1728, ce dominicain part pour la mission de Chine. Durant seize ans, il annonce l'Evangile dans la province du Fujian. Il est arrêté en 1746 et meurt, deux ans plus tard, étranglé dans sa cellule.
Il a été béatifié en 1893 et canonisé le 1er octobre 2000 parmi les cent vingt premiers saints de Chine, dont trois autres dominicains martyrs, François Serrano, Evêque, Joachim Royo et François Diaz del Rincon, prêtres. Ils sont inscrits au martyrologe romain le 28 octobre.
30-10 bienheureux Oleksa (Alekseï) Zarytsky
Prêtre et martyr (1912-1963)
Prêtre ukrainien catholique, de rite oriental, il est originaire du village de bilche dans les environs de Lvov, et il a répondu à l'appel de Dieu au sacerdoce en choisissant le célibat. C'est le métropolite Andréï Sheptysky qui lui confère l'ordination sacerdotale en 1936.
Mais, en 1948, après douze ans d'apostolat, il est arrêté et jeté en prison avant d'être déporté au Kazakhstan, à Karaganda. il passe dix ans en plein "archipel" du goulag.
Libéré en 1957, il ne reste pas libre très longtemps, et trois nouvelles années de goulag ont raison de ses forces. Il meurt en martyr de la foi le 30 octobre 1963, dans un camp de travail des environs de Karaganda. Il fait partie des trente victimes de la persécution stalinienne, qui ont été proclamés martyrs et béatifiés par Jean-Paul II à Lvov en 2001.
02-11 bienheureux Théodore Romza
Evêque et martyr (1911-1947)
Théodore Romza est né à Velikij byckiv (Ukraine). Son père était employé des chemins de fer. Théodore partit étudier la philosophie et la théologie à Rome, à l'université grégorienne, et il fut ordonné prêtre à Noël 1936. En 1938, il servit des villages de montagne dans le district de Chust, et, à l'automne 1939, il fut appelé comme directeur spirituel et professeur de théologie à Uzhorod. Cinq ans plus tard, il fut nommé Evêque pour l'éparchie de Mukachiv.
Mais Staline avait décidé de supprimer l'Église catholique, en contraignant les fidèles à s'intégrer dans l'Eglise orthodoxe russe. L'Evêque défendit l'identité de sa communauté et refusa de renier l'union à Rome. Des prêtres furent arrêtés et des Eglises remises aux orthodoxes. Lors d'une visite pastorale, une tentative d'assassinat sur l'Evêque fut maquillée en accident de voiture, mais il ne fut que blessé. Aussi, le 1er novembre 1947, la police d'état le fit empoisonner, alors qu'il était encore convalescent à l'hôpital de Mukachiv. Mais son exemple allait fortifier durablement les catholiques orientaux.
05-11 bienheureux Grégoire Lakota
Evêque et martyr (1883-1950)
Grégoire est né en janvier 1883 dans le village d'HoIodivka, dans le district de Lemkov, en Ukraine. Appelé par Dieu au sacerdoce, il partit étudier la théologie à Lvov, et il fut ordonné prêtre en 1908 à Premeshyl. Puis il fut envoyé compléter ses études en Autriche, à Vienne, où il fut reçu au doctorat en 1911. De retour dans sa patrie, il enseigna la théologie au séminaire de Premeshyl, dont il devint ensuite recteur. En 1926, il fut nommé Evêque auxiliaire de Przemysl.
Il était Evêque depuis déjà vingt ans lorsque la persécution le rejoignit. Pour anéantir l'Eglise, Staline contraignait les catholiques orientaux à rejoindre la communauté orthodoxe. L'ordre d'arrêter l'Evêque fut exécuté le 9 juin 1946. Les autorités bolcheviques le déportèrent au camp de détention d'Albez, dans la région de Vorkouta, en Sibérie. C'est là qu'il mourut en martyr de la foi.
06-11 Saint Paul de Constantinople
Evêque et martyr († 350)
Dramatique destin que celui de ce patriarche, sitôt élu, sitôt chassé, qui ne put jamais paître son troupeau en paix. Le concile de Nicée n'avait pas suffi à mettre fin à la crise arienne, qui prenait la forme d'une guerre civile. Partisan de la divinité du Christ, Paul fut élu en 335 et, aussitôt, il fut déposé et exilé par les ariens. Les partisans de Nicée réussirent pourtant à le rappeler jusqu'à ce que l'empereur, lui-même arien, le bannît à nouveau. Paul se réfugia alors auprès du pape.
En 342, le retour du patriarche à Constantinople provoqua un affrontement violent entre ses partisans et ceux d'un Evêque arien. Cette fois, pour Paul, ce fut l'exil en Mésopotamie et son excommunication par un concile arien. Par deux fois, le pasteur tenta de revenir paître ses brebis, mais ses opposants ripostèrent en le faisant jeter en prison à Cukusus, en Arménie. Affamé, il fut étranglé au bout de six jours par ses geôliers.
11-11 bienheureux Kamen Vitchev, Pavel Djidjov et Josaphat Chichkov
Prêtres et martyrs († 1952)
Les pères Kamen Vitchev, 59 ans, Pavel Djidjov, 33 ans, et Josaphat Chichkov, 68 ans, assomptionnistes bulgares, ont été fusillés par les communistes, le 11 novembre 1952, à 23 h 30, aux côtés de l'Evêque passioniste Eugène bossilkov.
Quarante catholiques, dont vingt-quatre prêtres, étaient détenus dans des conditions atroces à la prison centrale de Sofia, à vingt-cinq ou trente par cellule. Un soir, le gardien ouvrit celle où se trouvaient les pères Gorazd Kourtev et Hrabar Marcov et il demanda : " Trois hommes pour nettoyer le couloir ? Allez, vite ! " Gorazd et Hrabar se portèrent volontaires. Le premier raconte : J'ai dit à mon : compagnon "Pendant le travail, tu crieras : Gorazd, donne-moi la serpillière ! Et je te répondrai : Hrabar, apporte de l'eau ! si nos pères sont dans les cellules voisines, ils comprendront. "J'ai reconnu la voix du père Pavel Djidjov qui appelait : "Assomption, Assomption !" J'ai répondu : " Oui, oui ! Assomption !", et je me suis rapproché de sa porte. Alors j'ai entendu clairement : " Absolution ! " Je me suis empressé de la lui donner. Ce fut notre dernier contact. "
12-11 Saint Margarito Flores Garcia
Prêtre et martyr (1899-1927)
En 1917, le Mexique s'était doté d'une constitution anticléricale, signée par le président Venustiano Carranza, et à l'origine d'une persécution religieuse meurtrière sous l'un des présidents suivants, Plutarco Elias Calles. Les prêtres étrangers furent expulsés, les écoles privées et les œuvres de bienfaisance furent fermées. Les laïcs mexicains résistèrent par la Ligue pour la défense de la liberté religieuse. Sous la pression de la faim, une guérilla naquit, le mouvement des cristeros, mais d'autres préférèrent le témoignage pacifique.
En 1927, le père Margarito était curé d'Atenango del Rio, dans le diocèse de Chilapa, depuis trois ans. Il se trouvait hors du diocèse, en raison de la persécution, lorsque le père David Uribe, lui aussi curé, eut une mort héroïque, " Moi aussi je finirai par donner ma vie pour le Christ, pensa-t-il. Je demanderai la permission au supérieur et je volerai vers le martyre. " Arrêté à son tour et jeté en prison, uniquement parce qu'il était prêtre, il fut conduit à Tuliman pour être fusillé. Il demanda de pouvoir prier, s'agenouilla, baisa la terre et se releva pour être abattu par une rafale de mitrailleuse en pleine tête, à 28 ans, le 12 novembre 1927.
26-11 Saints Thomas Dinh Viêt Du et Dominique Ngfuyen Van (Doàn) Xuyên
Prêtres et martyrs († 1839)
Les pères Thomas et Dominique, dominicains du Tonkin (Viêt-nam), furent mis à mort à Nam Dinh à la suite d'un décret de l'empereur Minh Mang (1820-1841).
" Nous voulons que les mandarins examinent avec soin si les chrétiens qui se trouvent sur leur territoire se préparent à obéir à nos ordres et qu'ils les contraignent à fouler aux pieds la croix, en leur présence. Après quoi ils leur feront grâce cette fois. Quant aux maisons du culte et aux habitations des prêtres, ils devront veiller à ce qu'elles soient complètement rasées. Si dorénavant l'un de nos sujets est reconnu coupable de confesser ces doctrines abominables, il sera puni avec la dernière rigueur afin de détruire à sa racine la religion perverse ", disait le décret de 1833.
En 1837, la répression avait gagné le Tonkin, jusque-là relativement épargné par la persécution, violente en Cochinchine. A la fin de 1838, l'empereur publia un dernier édit, donnant eux chrétiens un délai d'un an pour apostasier. Les deux prêtres, disciples de saint Dominique, furent décapités ensemble et ensemble élevés à la gloire des autels.
27-11 Saint Etienne le Jeune
Moine et martyr (714-764)
Etienne doit sa naissance à la prière de ses parents devant l'icône de la Mère de Dieu à Constantinople. A 16 ans, il se fait ermite au mont Saint-Auxence, auprès d'un reclus qui, dit-on, parle aux animaux. Des compagnons viennent les rejoindre et Etienne se retrouve à la tète d'une petite communauté.
L'empereur Constantin V Copronyme interdit le culte des icônes. La résistance s'organise autour d'Etienne. Il conseille aux moines persécutés de fuir vers les villes où les icônes sont encore honorées, Etienne refuse de se soumettre au concile iconoclaste- hérétique - de Hiéria. Il est arrêté sur des calomnies et exilé. Arrêté à nouveau quelques années plus tard pour sa prédication, il est cette fois lapidé, avec quelque trois cents moines, par une foule manipulée par les iconoclastes du parti impérial.
Aujourd'hui, la fête de saint Etienne coïncide avec la fête de l'icône de la Vierge du signe (Novgorod, 1150) en Orient et avec la fête de la Médaille miraculeuse (Paris, 1830) en Occident.
29-11 bienheureux Alfred Simon Colomina
Prêtre et martyr (1877-1936)
Originaire de Valence, en Espagne, Alfred Simon Colomina entra au noviciat de la Compagnie de Jésus à 22 ans, puis poursuivit ses études à Veruala, Valence et Tortosa, Après ses vœux solennels, en 1913, il exerça principalement la charge de recteur du collège de Valence, avec une parenthèse au collège du Sacré-Cœur à barcelone.
Lorsque survint la dispersion de la Compagnie de Jésus, dans le sillage de la guerre civile espagnole, il fut accueilli dans plusieurs familles. En octobre 1936, il fut arrêté et emprisonné dans les Torres de Cuarte. Après un mois de détention, une famille versa la caution nécessaire à sa libération. Mais il est une nouvelle fois arrêté en novembre 1936. Le séminaire est alors transformé en prison, et c'est là qu'il est conduit.
Le 29 novembre 1936, il est assassiné à El Saler, près de Valence, avec onze autres chrétiens, et il reçoit ainsi la couronne des martyrs. Il est béatifié le 11 mars 2001 parmi deux cent trente-trois martyrs espagnols.