Foi et Contemplation

Les prêtres

Les Prêtres Martyrs

les éxécutions

Lorsque j'ai commencé à relever la vie des "Saints d'Hier et d'Aujourd'hui" dans le petit livret mensuel des textes du jour du "Magnificat "(mensuel des Éditions Tardy), et ce depuis janvier 2000, j'ai été frappé par la liste impressionnante des prêtres qui ont donné leur vie par le martyre.

Sous "la Terreur" après la révolution Française en 1794,
La révolution Espagnole de 1936,
Les prêtres de Chine,
Les prêtres victimes du nazisme :
Otages qui servaient de moyen de pression pour tenter de museler le Pape Pie XII,
Les Prêtres qui par milliers ont été déportés aux Goulags de l'ancienne URSS.

Cette "révélation" a commencé pour moi par la découverte des atrocités dont ont été victimes les prêtres des Pontons de Rochefort entre mars et août 1794.

Ces événements m'ont permis de comprendre que ceux que le Christ appelle au Sacerdoce seront livrés comme des brebis au milieu des loups… d'une manière ou d'une autre…

L'Église, Épouse de Jésus-Christ,
militante, dans sa mission de Salut,
souffrante sur la terre,
Triomphante au ciel,
est une longue suite ininterrompue de vies données et sacrifiées à l'image de son Époux.
Ce qu'il y a de particulier dans cette longue suite des Prêtres Martyrs, c'est l'aspect par où ils sont configurés à Celui qu'ils représentent sur terre et dont ils nous transmettent la vie particulièrement par la Parole et les Sacrements.
Cela ne peut nous faire oublier toutes celles et tout ceux qui à leur exemple et comme eux ont donné leur vie…
L'immense cortège des saints connus et inconnus.

JMK

Le calendrier ci-dessous est classé par jours et par années au fur et à mesure de leur parution.

Prêtres et martyrs :

Deux histoires très émouvantes pour illustrer ces propos

Récemment il m'est parvenu le récit que vous allez pouvoir lire. Cette belle histoire m'en a rappelé une autre qui nous a été racontée par un des protagonistes : vous en trouverez le récit à la suite

La dernière heure du jour

Quand l'Evêque de Maguncia (Hongrie) est décédé, nous avons pu lire dans l'Osservatore Romano un témoignage très beau et très intéressant que nous nous permettons de vous présenter.

Durant l'un de ses voyages, Monseigneur Ketteler célébrait la messe dans un couvent de religieuses. Au moment de donner la communion, en s'approchant des sœurs, Monseigneur Ketteler a été profondément ému, à tel point qu'il n'a pu se contenir et terminer la célébration.

Avant de repartir, il a demandé à la supérieure du couvent l'autorisation de saluer les sœurs. Tout en parlant avec chacune d'elles, il pensait : "C'est elle… ce n'est pas elle…". Finalement il a demandé s'il n'en manquait pas une. La supérieure lui indiqua qu'il manquait la sœur cuisinière. L'Evêque lui dit qu'il souhaitait la saluer.

Quand il la vit en face de lui, il se dit en lui-même : "C'est elle"

Et elle, avec une grande simplicité lui expliqua la chose suivante : "Comme je ne peux pas beaucoup prier parce que je suis toujours occupée, en remplacement j'offre mon travail de la journée. La première heure de la journée est pour le Pape, la deuxième heure est pour les parents, la troisième pour les évêques… et la dernière heure du jour, la plus fatigante, est pour les jeunes que le Seigneur souhaite avoir pour prêtres, pour qu'ils écoutent attentivement Sa voix et lui répondent par un "oui" généreux.

Quand la sœur cuisinière fut repartie, l'Evêque se mit à raconter à la Supérieure l'histoire qui lui était arrivée, en lui faisant promettre de ne pas la répéter, tant que lui-même vivrait.

"C'est l'histoire d'un jeune de dix-huit ans, qui avait de l'argent, et appartenait à une famille aisée. Il ne pensait qu'à s'amuser. Une nuit, alors qu'il dansait, il vit le visage d'une sœur qui priait pour lui et qui regardait fixement son âme. Impressionné, il quitta la salle de danse, puis rentrant en lui-même, il considéra le vide complet de son existence".

"Que peut bien vouloir Dieu de moi ?" se demanda-t-il.

Peu de temps après, il entrait au séminaire. Puis il fut ordonné prêtre, et plus tard consacré Evêque. Maintenant c'est lui qui vous parle… Et aujourd'hui, tout en donnant la Communion, j'ai reconnu le visage de cette religieuse que j'avais vue dans ma jeunesse : c'est votre sœur cuisinière. Ne lui dites rien, elle verra elle-même au ciel les fruits de son travail. Mais dites-lui bien de continuer à offrir la dernière heure du jour pour les jeunes que Dieu appelle au sacerdoce, afin qu'ils lui répondent par un "oui" généreux.

Nous avons besoin de vocations missionnaires. Nous invitons chacun des lecteurs à offrir eux aussi leurs sacrifices au Seigneur, pour que tous ces jeunes perdus dans le péché, l'indifférence, ou l'ignorance, écoutent et suivent l'appel du Seigneur.

L'holocauste

La seconde histoire nous a été rapportée par un des auteurs, le Père S…, responsable de l'Aide à l'Eglise en Détresse (AED) lors d'un sermon à l'Eglise Saint Léon de Nancy dans les années 1980. (je ne donne pas le nom de ce prêtre car je n'ai pu le joindre pour lui en demander l'autorisation.)

C'était aux environs des années 1960 en Slovaquie, (Tchécoslovaquie).

Trois jeunes communistes, très excités à l'idée de s'attaquer à des chrétiens, choisirent de prendre un jour le même train qu'un évêque, qui se rendait dans une des paroisses de son diocèse.

Ils s'étaient procuré un bidon d'essence, et profitant d'un long tunnel, ils se rendirent dans le compartiment où se trouvait cet évêque.

Ouvrant brutalement la porte ils arrosèrent copieusement d'essence la pauvre victime en y mirent le feu.

Treize ans plus tard, un prélat très défiguré et amoindri par de longues souffrances ordonnait trois jeunes gens à la prêtrise.

Ils étaient tous les trois les anciens acteurs de cet abominable agression...

Conclusion

La moisson est abondante, les ouvriers sont peu nombreux… Leur réponse dépendra toujours de nous… de notre prière, de l'offrande de nos épreuves… de Dieu qui se laisse toucher par notre désir, et en fin de compte de celui à qui Dieu adresse son appel.