Foi et Contemplation

Sœur Faustine

Sœur Faustine

AVANT-PROPOS du livre de Maria Winowska “L'Icône du Christ Miséricordieux” Éditions Saint Paul Paris Fribourg de 1973. N° d'éd. 2363

L'Icône du Christ Miséricordieux

En 1960 le Saint-Office (depuis Vatican II " Congrégation de la Doctrine ") a stoppé d'un violent coup de frein le " message " de Sœur Faustine Kowalska, religieuse polonaise, diffusé dans le monde entier avec plus de ferveur que de prudence, au moyen de brochures, d'images et de tracts qui rapportaient des extraits de ses écrits mal traduits et farcis d'erreurs doctrinales.

Comme il arrive souvent dans des cas analogues (songeons au Padre Pio !) des aigrefins de tout acabit s'empressaient de commercialiser cette vogue.

En 1963 le cardinal Ottaviani, préfet du Saint-Office, interpellé par le cardinal Wojtyla, archevêque de Cracovie et promoteur de la cause de béatification de Sœur Faustine, a non seulement encouragé la réédition de mon livre, (lequel, d'ailleurs, n'avait jamais été touché par le verdict du Saint-Office, ce qui fut notifié à l'auteur en bonne et due forme et par lettre), mais sembla vivement intéressé par la diffusion de son message : " Allez vite, dit-il, avant que ne meurent les témoins. "

En 1973 le procès de béatification de Sœur Faustine avançe à un tel rythme que certains espèrent la voir sur les autels de leur vivant, " faisant suite au Père Maximilien Kolbe ". Je connais des prêtres, et non des moindres, des théologiens chevronnés et qui ont joué un rôle important au cours des trois synodes, qui vont chaque semaine sur la tombe de Sœur Faustine, rendez-vous de pèlerins depuis sa mort, pour lui demander " d'aller vite et d'user de ses crédits au ciel pour que le Seigneur de Miséricorde soit mieux connu et plus tendrement aimé ".