
Le cœur de Sainte Gertrude
un cœur selon le Cœur de Jésus
1 - Sexaginta sunt reginae… et adolescentularum non est numerus : una est columba, perfecta mea. (Cant., VI, 7,8.)
2 - Insinuat., lib. I, cap. XIV, XVIII, édit. Sallsburgens. 1662.
3 - ibid. cap. XIX.
4 - ibid., lib. III, cap. LXVII.
5 - ibid., lib. I, cap. XV, XVII
6 - Insinuat., lib. III, cap. XVIII
7 - ibid., lib. I, cap. VII; lib. III, cap. V, L.
8 - ibid., lib. III, cap. XXXIII.
9 - Insinuat., lib. I, cap. IV.
10 - ibid.
11 - ibid., lib. I, cap. IV.
12 - ibid.
13 - ibid., lib. I, cap. XV.
14 - Insinuat., lib. III, cap. XXX.
15 - Lib. II, cap. X ; lib. V, cap. XXXV. Vide alia, cap. XXXVI et XXXVII.
16 - " Ad (Dei) laudem, ea quæ multis annis secreta quadam familiaritate ad hac sancta Virgine percipere potui, revelabo. (Lib. I, cap. VI.) - Ce confident est peut-être le pieux et savant Théodorie de Alpudia. Lansperg dit de lui, dans sa préface des Insinuations : " Qui cum sancta hac Virgine varia sæpenumero habebat colloquia, ejusque spiritum ac verba magnopere prædicabat. Quo etiam auctore liber natus est."
17 - Office de la sainte, leçon Vl. - Le saint abbé de Liesse, Louis de Blois (1530), parcourait, douze fois l'an, tous les écrits de sainte Gertrude, et il en conseillait la lecture à tous ceux dont il avait à cœur l'avancement dans la vertu. Un ami de Louis de Blois, de qui nous tenons ce fait, ajoute l'observation suivante: " Les écrits du vénérable abbé sont pleins de l'esprit de sainte Gertrude; il n'est presque pas une page de ces précieux ouvrages où l'on ne rencontre des paroles, des sentences, évidemment puisées à la source qui lui était si chère."
L'abbé Olier, vénérable fondateur de la société de Saint-Sulpice, recommandait beaucoup la lecture des œuvres de sainte Gertrude : - " Je suis consolé, écrivait il à une pieuse dame, de voir que vous continuez la lecture de sainte Gertrude... A cause de sa simplicité et de sa profonde humilité, Gertrude a porté Notre Seigneur à la traiter d'une manière singulière, sous laquelle il l'a pleinement enrichie... Ce n'est pas l'extérieur des voies de Jésus Christ sur elle qui l'a sanctifiée; c'est le fond de son amour. Il a traité sainte Thérèse autrement que cette Sainte... Honorez beaucoup, dans la foi, l'esprit d'enfance qui régnait en cette grande Sainte et qui a obligé Notre Seigneur à traiter avec elle avec tant de familiarité et de simplicité. C'était une colombe toute enfantine que cette âme… " (Lettres spirit., pag. 375, 376 ; édition de 1672)
18 - Synopsis vitæ. S. Gertrudis, auctore Laurent Clément Bénédictin.- Insinuat., lib. I, cap. I.
19 - Tous les saints, même les plus innocents, se sont considérés comme de très grands pécheurs. Ce sentiment s'expliquerait de plusieurs manières : nous nous contenterons d'emprunter les lignes suivantes à la Vie de saint François d'Assise (Wading., annal.) : " Un compagnon de saint François lui disait : O Père, tout le monde court après vous et vous vénère comme un saint : que pensez vous donc de vous même ? - Je vois, répondit François, que je suis le plus vil des pécheurs, - Comment pouvez vous le penser ? reprit le compagnon du Saint, vous n'êtes pas, en effet, un larron, un homicide, un adultère. - Si ces pécheurs dont vous parlez, répondit François, recevaient les grâces que j'ai reçues, ils en useraient mieux, ils serviraient Dieu avec plus de zèle que moi et feraient bien plus de choses pour sa gloire "
20 - Lib. l, cap II; lib. 1, cap. I; ibid., cap. XXIII. - Le Père bénédictin Laurent Clément fixe avec probabilité, à l'an 1222, la date de la naissance de sainte Gertrude; sa conversion eut donc lieu le 27 janvier 1247 - Nous partirons de ces dates pour mieux déterminer les époques de la vie de notre Sainte. Elle même fournit toutes les indications moins celle de l'année.
21 - Sola placuisti domino nostro Jesu-Christo. (office de N.-D.)
22 - Ad quæ verba Filius Dei, reverendissime assurgens et procedens, coram Matre sua genua flexit, et motu capitis eam decentissime et amicabilissime salutavit.
23 - Le titre de Souveraine du Cœur de Jésus est le dernier mot des gloires rédemptrices de Marie; car tous les trésors de la Divinité sont réunis dans le Cœur de Jésus; la Trinité sainte elle même a dans ce Cœur son ciel le plus digne et le plus aimé. On ne saurait donc adresser trop souvent à Marie cette appellation si glorieuse et si douce: Notre Dame du Cœur de Jésus. Le culte de Marie, sous ce vocable, fut institué, en l846, à Paray le Monial, à la source de la dévotion du Cœur de Jésus, et l'année même du couronnement de Pie IX.
Nous laissons au lecteur le soin de méditer sur les grandeurs incomparables qu'il a plu à Dieu de communiquer à l'époux de Marie, à saint Joseph, quand il a daigné lui subordonner son Fils.
24 - Ave, candidum lillum fulgidæ semperque tranquillæ Trinitatis, Rosaque præfulgida cælicæ amænitatis de quâ nasci et de cujus lacte pasci Rex cælorum voluit : divinis lnfluxionibus animas nostras pasce !
25 - Beniqnitas et humanitas apparuit Salvatoris nostri Dei (Tit. 111, 4).
26 - Le lecteur se souviendra que l'Église est le corps mystique de Jésus Christ, et que nous sommes tous ses membres, comme dit saint Paul. Jésus parle des plaies de son corps mystique. En ce même sens, il disait lui même à Paul, qui persécutait les chrétiens : " Paul, pourquoi me persécutes tu ? "
27 - Jamais les yeux de Gertrude ne virent une souffrance, que son cœur n'en fût attendri : la vue d'un oiseau blessé, d'une bête de somme accablée sous un fardeau trop lourd contristait l'aimable Sainte, et s'il lui était impossible de les secourir, elle adressait à Dieu des prières pour que lui même vînt en aide à ces pauvres créatures.
28 - S. Math., XI, 29 ; S. Luc ; XXIV, 36 ; S. Math., IX, 22 ; S. Marc. VI, 50.
29 - Plusieurs directeurs opposent aux âmes qui désirent communier fréquemment les paroles suivantes de saint François de Sales : " Pour communier tous les huit jours, il est requis de n'avoir ni péché mortel ni aucune affection au péché (véniel), et d'avoir un grand désir de communier. " - Saint François de Sales donnait, dans ces lignes, la traduction d'un passage des écrits de Gennade, qu'il attribuait à saint Augustin, par une erreur commune de son temps. Un saint, dont l'autorité, surtout en ces matières, a une valeur au moins aussi grande que celle de saint François de Sales, saint Alphonse de Liguori, écrivait, à la fin du dernier siècle : " Si le B. François de Sales, qui conseillait tant la communion fréquente, avait vu que ce sentiment n'était pas de saint Augustin, mais de Gennade, son adversaire, il est fort à croire qu'il n'en aurait pas tenu compte. " - Saint Thomas d'Aquin avait attribué ce même texte à saint Augustin, mais il n'exclut de la communion que celui qui porterait à la Table sainte ou le péché mortel déjà commis, ou la volonté de commettre un péché mortel ; c'est ainsi qu'il interprète les paroles de Gennade Si mens in affectu peccandi non sit. - Voici les paroles de saint Thomas (in 1 ad Cor., 2 lect. 7) : " Tertio modo dicitur aliquis indignus, ex eo quod cum voluntate peccandi mortaliter accedit ad Eucharistiam : inde, in libro de Dogmat. Eccles. dicitur :Si mens in affectu peccandi non sit. "
Comment, d'ailleurs, le sentiment de saint François de Sales pourrait-il se concilier avec la doctrine universellement admise, et que saint Thomas formule en ces. termes : La présence des péchés véniels dans l'âme est un obstacle aux impressions de dévotion sensible que le Sacrement produit d'ordinaire ; mais elle n'empêche pas l'accroissement de la grâce sanctifiante ou de charité, qui est le fruit principal du sacrement ?
Enfin, les directeurs se souviendront utilement que la rechute fréquente dans certains péchés mortels ne peut, le plus souvent, être arrêtée ou diminuée que par des communions très fréquentes : c'est ce qu'enseignent, entre autres, saint Liguori, le cardinal Tolet et le cardinal de Lugo, trois théologiens de premier ordre :
" La vertu de rafraîchir n'est pas plus naturelle à l'eau, dit le B. Albert le Grand, que celle de modérer les ardeurs de la concupiscence ne l'est au sacrement de l'autel. "
30 - L'Association de l'Action de grâces perpétuelle, dont le centre est à Bordeaux (rue du Hâ, 17), a pour patronne principale sainte Gertrude.
31 - D'après plusieurs auteurs, Gertrude, entrée d'abord au monastère de Rodersdorff, en fut élue abbesse à l'âge de trente ans. De là, elle passa à l'abbaye de Heldelfs, qu'elle gouverna jusqu'à sa mort. Heldelfs n'est qu'à un demi-mille de Eisleben, patrie de Gertrude.
32 - Le P. Laurent Clément et la légende du Bréviaire fixent la date de la mort de sainte Gertrude au 17 novembre 1292. Gertrude était âgée de soixante-dix ans.