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François d'Assise

Saint François d'Assise

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Lettres perdues et lettres apocryphes

Des lettres de saint François, nous en avons à la fois trop et trop peu.

D'une part, en effet, il est très improbable que soient de lui la lettre à tous les gardiens ; les deux lettres à frère Elie (pastiches de la lettre à un ministre) ; la lettre Sr Jacqueline de Settesoli (du moins dans la forme où elle nous est livrée par les Actus, chapitre 18). Même la lettre d'obédience qui nomme Agnello de Pise ministre provincial d'Angleterre semble apocryphe ; le texte latin se trouve dans Wadding (non pas dans les Opuscules, mais dans les Annales, à l'année 1219) ; on le trouve aussi au couvent de l'Alverne, dans un cloître intérieur, sur une fresque.

Saint Antoine, Docteur de l'Eglise (Pie XII, Exulta Lusitania, du 15 janvier 1946) enseigna à Bologne et à Montpellia, et peut être à Toulouse. Il avait étudié à Paris, croit pouvoir affirmer le P. Longpré (t 1965. Cf. La Voix de saint Antoine, Brive, 23 (1966) p. 1416)
Evêque : François appelait ainsi saint Antoine pour témoigner de son grand respect envers son théologien (Barth de Pise Conformités 8, 2 AF IV, 270). Les documents du moyen âge, signalé en outre le cad. Schuster dans sa Vie de saint Benoît, " donnent parfois aux moines missionnaires le nom d'évêque, c'est à dire de prédicateurs autorisés ; ainsi trouve t on honorés du titre d'Episcopi de simples prêtres comme saint Ricord saint Fursy saint Grégoire d'Utrecht... " et cela par référence à saint Paul :

Mais il y eut certainement d'autres lettres envoyées, dont nous déplorons la perte :

Celano nous apprend que François écrivait parfois des lettres de courtoisie ou de direction (I C 82) et qu'il les signait de la lettre Tau (3 C 159). Il mentionne plusieurs lettres envoyées au cardinal Hugolin (I C 100) et les Trois Compagnons en précisent la souscription : " Au vénérable Père du monde entier dans le Christ " (3 S 67).

Thomas d'Eccleston fait allusion à deux lettres de saint François : l'une écrite, avec des fautes de latin, aux frères de Bologne pour leur prédire un tremblement de terre ; l'autre adressée aux frères de France et écrite en plein air sous la pluie, mais sans être mouillée (AF 1, 232).

Sainte Claire, dans sa Lettre 3 à Agnès de Prague, cite un billet de saint François interdisant de jeûner pendant le Temps pascal. Dans son Testament, elle assure que saint François adressa aux sœurs " plusieurs écrits " pour les exhorta à rester fidèles, un seul a été retrouvé. Peu avant sa mort, elle reçut de lui une lettre " d'absolution " pour les fautes qu'elle aurait pu commettre (LP 109 ; Sp 108).

Sainte Elisabeth de Hongrie aurait mérité, elle aussi, avant sa mort, " la consolation de recevoir une lettre de notre Père saint François " (Glassberger, AF 11, 33).

D'après Jacques de Cuyse (+ 1388), frère mineur du couvent de Valenciennes, Jeanne, comtesse de Flandre et de Mainaut, aurait écrit en 1225 à saint François afin d'obtenir de lui des consignes pour la construction du couvent de Valenciennes, la réponse fut : " construire, en sauvegardant la pauvreté stricte dont les religieux font profession ". (F. Thyrion, Les F.M. à Valenciennes au XIII s., Valenciennes, 1913, 110 114).

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